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GLOZEL
5ème partie
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Rubrique
Civilisations Disparues |
GLOZEL
(suite) Les années 90 La
réponse à l’émission “Mystères” ne se
fait pas trop attendre. Le public ayant bien accepté le site , sa fabuleuse
aventure, ainsi que les datations TL, les détracteurs se devaient de nuire à ce
bel ensemble. En novembre 1993 soit un an après, Canal Plus présentait son “Mythe au logis “ signé Burosse. Quelle
émission! Un fond sonore accumulait une
suite de sons loufoques pour accompagner
les archéologues venus pourfendre Glozel..
De braves dames de Ferrières à mobylette précédaient des bovins que l’on
faisait danser allègrement:[1]
Emile n’appréciait pas. Finalement Glozel n’était faux mais qu’à
moitié. Comment déméler le faux du vrai?
Les tablettes étaient-elles fausses? Ou seulement, la moitié? Ce jugement
inattendu ne satisfaisait finalement
personne… Une
deuxième couche arrivait l’année
suivante avec le “Résumé des recherches
de terrain et de laboratoire effectuées à Glozel entre 1983 et 1990 sous
l’égide du Ministère de la culture”. La recherche d’une chronologie autre
que préhistorique orientait les fameux
travaux et s’affirmait grâce à des rapports dominés par des formules spécieuses
sans réelle valeur. Fallait-il
solliciter ces fouilles ?Les glozéliens en demandaient, Henri François voulait
dater des “objets frais” et Danièle Lemercier en
avait même marqué l’emplacement. Robert Arnaud en avait fermement exigé
les conclusions…Pour les négateurs, Il n’était pas question que des faits
nouveaux apparaissent. Il y avait déjà l’escalier de “Chez Guerrier “ [2]
à escamoter. Il
fallait comprendre que Glozel était tabou : ce sujet devait disparaître
de l’actualité. L’ALIGNEMENT Au cours de l’année 1993, coup de théâtre: en décapant la bordure du jardin potager d’Emile, on
découvre les restes d’un alignement de mégalithes
photo prise en 1993 : des bases
restantes de l’alignement La
première question porte sur le retard de la découverte. De 1924 jusqu’au décès
du “Sergent”, la descente au “Champ des morts” se faisait directement par la
cour sans passer par le potager. Le partage de la propriété obligea
dorénavent les visiteurs à emprunter le
passage par le potager. Bordant celui-ci, une haie épaisse barrait tout autre passage
. Or , Emile se rappela qu’en 1921, des carriers du Mayet-de-Montagne avaient
débité les pierres de la haie , hautes
de plus d’un mètre pour obtenir des
moellons utilisés pour une construction proche de l’habitation des Fradin. Jouant
sur les diaclases et le fil de la pierre, les carriers débitèrent habilement les mégalithes jusqu’au niveau du sol. Plus
rien n’était désormais visible et expliquait le retard de la découverte. On
retrouva même en 1993, un mégalithe entier, rescapé des travaux de 1921
Mettant
au jour les bases restantes des mégalithes, on définissait un alignement d’une
centaine de mètres, orienté nord/sud
dont le prolongement aboutissait au “Champ des Morts”. Pressentant
l’identité cultuelle de cet alignement, l’extémité sud avait été christianisée.
Plus tard, Emile en fit autant pour
l’autre extrémité émergant d’une sorte d’hémi- cromlech. La
présence de mégalithes à Glozel, ne plaisant pas à tout le monde, on ne parla
plus que d’un dépôt de pierres en bordure
de la propriété… Depuis
ce temps, des travaux ont bien altéré ce monument ainsi qu’on le voit sur la
photo ci-dessous prise en été 2022 Personnellement je pense que ce monument était bien un alignement
mégalithique. Nous en reparlerons après le passage de plusieurs radiesthésistes
… Un
ouvrage conseillé L’hebdomadaire
“L’événement du jeudi” d’août 1995
présente la parution de “Les graveurs du
silence”. Se voulant neutre, il
n’attise que l’antiglozélisme et qualifie de “Zozos [3]“
les auteurs [4]. La
revue admet la qualité des illustrations en majeure partie de Robert Liris.
J’approuve et je conseille… L’ouvrage est épuisé, cependant on peut le trouver
sur le Net…
“renne se léchant la patte” bas relief –photographie
de Robert Liris Il faut bien ajouter qu’Emile Fradin
désirait ce “ beau” livre… Le premier colloque à Vichy Au
même moment, le Professeur Germain (ci-dessous)
réunissant les bonnes volontés, provoque la création d’un colloque à Vichy.
![]() Il a
pour titre: Sépultures et mobiliers
funéraires du Néolithique au Moyen-Age - GLOZEL , étude comparative. Il se tient à Vichy les 7 et 8
septembre 1996 au Centre Valery Larbaud. Goerges
Tixier (Pdt de la Soc. d’Histoire et d’Archéologie de Vichy) ainsi que Arlette
Maquet (Pdte du Centre Régional d’Histoire de Vichy et ses environs) en sont
les co-organisateurs. Devant
un auditoire assez garni , le Professeur Germain[5]
présente son colloque et donne la parole à M.Piboule, un érudit local, habitué
aux descriptions des sites locaux et
traditionnels. En l’écoutant égrener les sépultures préhistoriques du
département, on comprenait que Glozel n’appartenait pas à ce monde culturel,
pas au néolithique! Mon
premier colloque J’avais
eu le grand honneur et le plaisir d’intervenir le premier jour avec “Les
ossements humains des sépultures de
Glozel”. Non, je ne suis pas paléoanthropologue mais je désire fortement
relancer ce sujet et obtenir la venue de
l’un d’eux. Pour cela, j’ai pensé les intéresser avec des éléments susceptibles
de leur faire froncer les sourcils. Glozel est une pelote si complexe qu’il
était difficile de l’aborder. J’ai pensé tirer sur ce fil pour la dévider …Pour
cela, je suis parti du rapport
d’expertise du Dr. Buy[6],
professeur d’Anatomie à l’Ecole de Médecine de Clermont-Ferrand sans y toucher
la moindre virgule. Rapport inattaquable …et fort intéressant dont la
conclusion semble porter un vaste sujet de réflexion : “En résumé, je conclus, sur des bases purement anatomiques, que les os (16) examinés semblent
appartenir à une race ancienne …” J’avais
illustré ces considérations anatomiques par de bonnes photos généreusement
prises par Robert Liris. En témoigne ce frontal dont l’épaisseur est le double
de la normale… ![]()
On
pouvait également observer un fémur avec une ligne âpre très saillante
témoignant d’une musculature puissante et de la pratique de longues marches. Un
pariétal ( tombe 1) montrait le relief d’une constriction cérébrale ; un autre
pariétal ( tombe 2) affichait
nettement une mutilation posthume. Autres
intervenants Madame
Labarrère parla des lieux de mémoire funéraire et M. Tixier des objets
insolites. Madame Juaneda-Calvier[7]
décrivit la fosse ovalaire, Maurice Franc les modes d’inhumation au Moyen-Age .
Pour clore les interventions , le Prof. René Germain mit en scène les sépultures à coffre ovalaire. Un
radiesthésiste auvergnat confirmé, révéla quelques secrets liés au fameux “avion renifleur” qui avait
défrayé la chronique quelques années auparavant. Sans aucun rapport avec le
sujet. Après les notes de synthèse, tout le monde se retrouva à Glozel le dimanche après-midi. Là, au
cœur de l’univers minéral constitué par les restes d’un alignement
mégalithique, je rencontrai véritablement ce radiesthésiste qui valait mieux
que son bavardage matinal . La radiesthésie à Glozel sera traitée dans le
sixième et dernier chapitre. Finalement
ce colloque avait ouvert une voie . Cependant la rédaction des Actes se termina
devant le Tribunal de Grande Instance de Cusset le 3 juin 1998 car les
organisateurs avaient spolié Mme Labarrère en la dépouillant du corpus
glozélien qu’elle avait reconstitué. Cusset et son tribunal lui rendirent son bien. PREMIÈRES INQUIÉTUDES Elles
nous vinrent d’outre-Atlantique avec la datation au C14 d’un tube à ocre en os.
Nous savions que le “Pdt des Amis” avait été abordé par un couple d’Américains glozéliens, Sam[8]
et Alice[9]
Gerard . Ils formaient un groupe avec Hugh Mc Kerrel ( de retour) et des
scientifiques (Douglas Dohanue, J. O’malley) de l’université d’Arizona dont ils
utilisaient le laboratoire de spectométrie de masse par accélérateur. Voilà
que le résultat du C14 plaçait le tube à ocre au milieu du XIII e s AD . Le
temps des croisades battait alors son plein avec Louis IX et la reine Marguerite de Provence laquelle
ne se déplaçait jamais sans son tube à ocre pour se refaire une beauté, c’est
bien connu! Nous
étions rentrés dans un univers kafkaïen …où le temps déroulait ses anneaux
désordonnés… Pour
clore l’anxiété anticipatoire, nous apprenions lors d’une visite au musée que
McKerrel avait effectué de nombreux prélèvements d’une manière inhabituelle qui
avait fini par inquiéter Emile. L’Ecossais -persona grata- pouvait tout se
permettre mais il semblait avoir atteint la limite du supportable pour Emile
qui voyait s’évaporer ses rêves …à suivre… L’ÉCRITURE DE GLOZEL Après la
montée en flèche de l’Egyptologie (découverte de la tombe de Toutankamon),
l’année 1924 fut riche de révélations. Le Pr. Dart proposa à la communauté
scientifique une autre voie pour l’évolution. Il ne fut pas suivi car le
moulage crânien de l’enfant de Taung, l’australopithèque , contredisait le
fossile de Piltdown (1908) sur lequel reposait la doctrine admise par tous et
qui flattait davantage la vanité humaine. Fossile qui sera reconnu comme un
faux notoire puisque démasqué en 1953 grâce aux progrès des analyses. La
controverse glozélienne n’échappera ni aux conceptions ni aux mœurs de son
temps héritages d’un temps révolu. La
présence d’une écriture à Glozel
demeure un élément déclencheur de
la querelle. Son appartenance au néolithique n’était pas acceptée. A Glozel, la
partie épigraphique s’avère très importante , les inscriptions étant relevées sur
céramique ( les fameuses tablettes) ,
sur os et sur pierre. Disposant de tous les socles épigraphes, le Dr.
Morlet finira par élaborer un corpus de
111 signes et de 123 à 256 variantes.[10] DES
INSCRIPTIONS « GLOZELIENNES »
HORS DE GLOZEL… Le 14
mars de la même année (ironie de
l’histoire), Dussaud lit à l’Académie un important mémoire sur l‘alphabet
phénicien.[11] On venait de
découvrir l’inscription funéraire du Roi Ahiram de Byblos : sa conclusion
affitmait que le premier alphabet était l’œuvre des Phéniciens. S. Reinach est
persuadé qu’«après avoir énoncé cette
théorie, il était évidemment difficile à Dussaud d’accepter le démenti soudain (
une écriture néolithique) qui lui venait de Glozel ». On comprend
pourquoi l’écriture devint la cible
privilégiée du Conservateur du Louvre[12]. Sa
critique porta sur deux points principaux, notamment les dates d’apparition des
signes mais également sur le caractère isolé de cette découverte, laissant la
place au doute. Les curieux qui visitèrent les premières fouilles avaient
pourtant constaté la présence d’inscriptions sur « les premiers objets découverts dont deux petites haches, trois galets
et une tablette ». Un document établi par 33 habitants de Ferrières
sur Sichon ou des environs ( bientôt suivis par11 autres signataires) l’atteste
formellement. Le
second point n’est pas davantage recevable car des inscriptions semblables
portées par des galets ou des terres cuites ne sont point rares. L’affaire de
l’écriture de Glozel les a tirées de l’ombre. Des découvertes antérieures à
1924, jusqu’alors anecdotiques, n’avaient pas attiré l’attention. En 1879,
la « Newton-Stone » retirée de la rivière Dee (nord de l’Ecosse)
ainsi que les inscriptions découvertes
par les R. P. Brenha et Rodriguez en 1894 sous un dolmen de la région
d’Alvao ( Portugal) constituent des exemples majeurs. . DES
INSCRIPTIONS « GLOZELIENNES »
PROCHES DE GLOZEL… Le Dr.
Morlet a exhumé la plus grande partie des inscriptions du « Champ des
Morts », accueillant favorablement les trouvailles réalisées dans les
environs immédiats comme à Puyravel, Moulin Piat, Chez Guerrier , au Mayet,
Chez Gentil … lesquelles traduisent une occupation locale évaluée à plusieurs kilomètres
carrés. ![]() Les
années passant, les découvertes locales peuvent persister . En est témoin, le “Progrès” du 14 août 1939
sources:”les nouvelles de Glozel
“Bulletin 21 -1998 ![]() :Les découvertes
locales AUTRES INSCRIPTIONS « GLOZELIENNES » HORS DE GLOZEL… Avec la
« guerre des briques » des inscriptions apparurent dans les journaux.
Le « Mercure de France » en véhicula une grande partie. Les galets de
Pionsat (Puy de Dôme), les haches polies du Havre, les galets de Lauris
(Vaucluse), celui de Foiche (Ardennes), les tessons, les inscriptions de
Carpentras (Vaucluse) , celles portées par une coupe au Louvre et les plaques
de schiste de Sens voisinèrent avec les inscriptions directement issues du
paléolithique supérieur (El Pendo, la Grotte des Combarelles, la Grotte du
Placard, le bois de renne de la Grotte de la Cave , Lorthet)…
inscriptions de Carpentras
sur une coupe au musée du Louvre Une
étude comparative établit des similitudes avec Hissarlik (Troie) ainsi qu’avec
la civilisation minoenne. Des fragments d’écriture linéaire, annonciatrice des
alphabets fusèrent. De nombreux sites, européens pour la plupart, livrèrent
quelques spécimens fort intéressants. Von Landau publia une inscription sarde
trouvée en 1900, le « Mercure »,
deux tessons gravés de Seltsch (Bohème) ainsi que des signes également gravés
sur un vase d’argile de Bautzen (Allemagne). Le Pr. Trafali fit connaître des
inscriptions de Roumanie : tessons de Cosesti, pierres calcaires de
Bunesti, hache de Radaceni…
Bautzen (Allemagne)
Bunesti
(Roumanie) Les Balkans apportèrent, entre autres, le
sceau de Karanovo ainsi que les tablettes de Gradechnitsa, le Maroc, la pierre
d’Aïn Djemaa…dans les “Origines de l’écriture”, le Dr. Morlet montre une inscription relevée au Musée
d’Alger… On ne peut dresser ici une
liste exhaustive des témoignages émergeant du passé.
musée
d’Alger DES
INSCRIPTIONS VENUES D’AILLEURS Un cas récent concerne la Chine avec le site
néolithique de Banpo ( près de Xi’an au Shaanxi) [13]
dont le corpus (néolthique final) présente quelques ressemblances avec son
homologue glozélien (quoique plus réduit). Voir ci-dessous
LES TRADUCTIONS Le site museedeglozel.com
fournit une excellente synthèse
des travaux de traduction : les clés épigraphiques . La première tranche (
traductions des années 1920-1930) fait l’objet de deux tableaux dont le premier
ci-dessous… A gauche le langage utilisé,
à droite le traducteur. Le premier est Camille Jullian l’historien célèbre qui
s’inspira du latin.Traduisant même les cassures, il invite le lecteur d’une
tablette à se baigner dans le Sichon A
vrai dire , même si le Sichon n’est pas très éloigné , sa traduction ne
satisfait personne…
Ce tableau est emprunté à Les autres chronologies (années 60-90)
et les traductions récentes révèlent de
nombreux et difficiles travaux…de traducteurs issus de différents pays
européens et américains. La réponse apportée est-elle
satisfaisante ? Dans sa « Genèse de l’écriture », Denise
Schmandt-Besserat[14]
affirme : « lorsqu’une
culture disparaît, les symboles qui
lui survivent deviennent énigmatiques parce qu’il n’y a plus d’initiés qui puissent
interpréter leur sens. Ainsi non
seulement les reliques symboliques appartenent aux, sociétés préhistoriques
sont-elles extrêmement rares mais celles
qui nous restent résistent en général à l’interprétation. » Ce sont sans
doute les raisons qui empêchent
d’apporter une réponse satisfaisante à
la problématique de la traduction. CONCLUSION Si les
galets peints du musée de Carcassonne permirent d’authentifier les trouvailles
de Piette, la révélation de ces documents épigraphiques variés relancera-t-elle
une polémique figée? Il sera difficile d’ignorer le rayonnement des écritures
linéaires archaïques, celles qui apparaissent avec tous les graphèmes[15]
recensés, témoins silencieux, destinés à être lus et interprétés. Pour une
meilleure connaissance d’une forme de mondialisation avant l’heure, celle des
signes précurseurs des alphabets … QUAND LA PETITE HISTOIRE CROISE LA
« GRANDE » Invité par la
famille Fradin à partager le café d’un dimanche , on me conseilla de consulter
pour mes recherches, le frère d’Emile, le « petit » Marius devenu retraité. On revoit le scénario
violent de la perquisition et le jeu des
pâtés de terre du petit Marius ,
écolier, ce jour-là, emportés comme tablettes en formation . Le frère d’Emile me conta une aventure
assez singulière pour être évoquée.
Monsieur
Marius Fradin est parti à la guerre en 1939. Il
a été fait prisonnier. Son premier stalag était situé en Poméranie à côté
de Stetin puis il sera transféré à Brême
( où il restera 4 ans). Il
fait partie d’un bataillon de travail constitué par les prisonniers. Il
travaille chez un marchand de vin pour lequel il effectue des livraisons en
compagnie d’un conducteur allemand. En
1944, la propagande s’intensifie prouvant que pour la première fois, les nazis
doutent de la victoire (Que les roues- de locomotive- roulent pour la victoire!
) Les
bombardements atteignent la ville de Brême. Les prisonniers sont réquisitionnés
pour le nettoyage et la remise en état après les bombardements. Le
commando dont il fait partie doit intervenir dans la maison d’un dentiste qui
vient d’être atteint par une bombe.
C’est là qu’il découvre outre une boîte de gros cigares, un journal dans
lequel il retrouve, à sa grande surprise, le nom de son hameau natal,
Glozel…Emportant la page en question, il s’essaie le soir à sa traduction et
parvient à saisir le sens de l’article qui parle des collections du musée
familial. L’auteur,
un modeste épigraphiste de Leipzig, reconnaît dans les signes portés par les
tablettes quelques lettres appartenant à l’hébraïque archaïque[16] et conclut qu’elles sont
l’œuvre d’un groupe de juifs ayant colonisé à une certaine époque la Montagne Bourbonnaise.
On ne peut traduire entièrement les tablettes car le dialecte de cette tribu
était particulier. Véritable page de
propagande, l’article concluait à la
présence universelle et malfaisante des Sémites et à la nécessité de détruire les
tablettes incriminées. Heureusement,
en 1944, le III e Reich avait des soucis autres que l’anéantissement du
mobilier glozélien ! Le
camp de prisonnier, distant de 500 m environ du camp d’aviation fut bombardé à
3 reprises. Au cours de l’un d’eux, la précieuse valise en bois qui contenait
la non moins précieuse page de journal, ainsi qu’un trombone à coulisse
(acquisition locale), fut détruite par l’incendie du stalag.. Tout était parti
en fumée. Marius est rentré à Glozel à la fin du mois de mai
1945. Ainsi,
la petite histoire (Glozel) a-t-elle croisé d’une manière furtive l’Histoire avec un grand H… A SUIVRE
Légende Tête de fémur droit trouvée dans la
tranchée ouest –colloque 1996 [1] Pan !
pour Florence et pour Glozel naturellement ! [2] escalier ouvert puis recouvert en 48 heures. [3] Zozo recouvre, avant tout le sens péjoratif de “glozélien”. [4] Les auteurs: Robert Liris, Joseph
Grivel, le Dr . Cristina Biaggi, le Dr. Normann Simms et Guy Ventouillac
pour certaines photos. [5] Université
de St Etienne,Pdt de la Soc. Culturelle du Pays Gannatois. [6] Cahier
N°7 de Glozel :Les Analyses de
Glozel-1928 [7] Mme
Calvier avait investi en douceur les marches glozéliennes. Nous aurons
l’occasion de la retrouver ! [8] scientifique brillant , géologue , chercheur à
l’Earth Observatory de l’Université de Columbia [9] directrice d’école retournant à l’archéologie
en 1990- glozélienne sincère [10] que l’on retrouvera dans les ouvrages conseillés [11] A cette date les notions d’écriture et
d’alphabet prêtaient parfois à
confusion [12] Dussaud
sera condamné pour avoir diffamé les Fradin : cf l’épopée
judiciaire [13] Apporté par Robert Périchon , Archéologue. - Chercheur au CNRS, responsable
du Musée de la « Diana » à
42-Montbrison . Bien qu’ un temps, adversaire de Glozel, il avait tenu à
informer Emile Fradin de ses découvertes en Chine ( Lettre du 4 nov1996) [14] titre original « How writing came out » The
University of Texas Press- 1992 -Traduction 2022 Paris Les Belles Lettres [15] la plus petite entité entrant dans la
composition d’un système d’écriture Je considère que
certains « signes alphabétiformes
» de Glozel comme le svastika, peuvent
être considérés comme des idéogrammes .
Un idéogramme est un
symbole graphique représentant un mot ou une idée, [16] En 1930,l’épigraphiste Daniel Völter,
professeur de théologie à Amsterdam avait imaginé traduire les tablettes à
partir de l’hébraïque . Avait-il inspiré le traducteur de Brême? |