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Le Massif du Pilat,
un territoire sacré







Présenté par
Thierry Rollat










Mai
2024




2ème partie

     Les Trois Dents furent pendant des millénaires un lieu de surveillance d’envergure et de rencontres indispensables entre tribus nomades. A ces deux titres principaux, elles furent sacrées pour l’Homme. Nous ne pensons pas en revanche qu’il faille y trouver un éternel lieu de culte, comme c’est par exemple le cas avec le site voisin de Saint-Sabin, là où aujourd’hui est encore érigée à 1100 mètres d’altitude la plus haute chapelle du Pilat, au beau milieu d’une enceinte celtique. Nous allons nous rendre maintenant à La Pierre des Trois Evêques, aujourd’hui simple borne qui délimite la commune de La Versanne de celle de Saint Sauveur en Rue.

Les richesses historiques et patrimoniales du Massif du Pilat sont innombrables. Certaines semblent bien connues par contre d’autres le sont beaucoup moins. La Pierre des Trois Evêques, puisqu’il s’agit d’elle, appartient à cette seconde catégorie. Ressortie de l’ombre grâce au collectif du cadran du Pilat voici huit ans, nous allons aussi nous attarder sur son Histoire.

     Si on ne possède pas un minimum d’explications, on peut ne pas trouver facilement La Pierre des Trois Evêques en croyant s’y rendre trop tranquillement. On peut même se perdre dans ces bois où les arbres se ressemblent tous. C’est tellement mal indiqué ! Pourtant il suffit de stationner à la Croix de Caille, tout près des Tourbières de Gimel, les vedettes des lieux en 2024 et à partir de là posséder quelques bons renseignements. C’est bien mal reconnaître l’Histoire que de délaisser ce patrimoine vraiment important. Certes sur place il y a bien un modeste panneau avec quelques moindres explications, mais très mal résumé tant le lieu en mériterait plus. C’est bien Thomas de Charentenay qui a réveillé cette Histoire à partir de 2016. Eric Charpentier et ses connaissances pointues, notamment mathématiques, de l’époque mégalithique, d’avant et d’après celle-ci, lui a ensuite fructueusement emboîté le pas. Un collectif dynamique s’est ainsi mis en place dans une notable très bonne convivialité. En se promenant en forêt à proximité immédiate de la Pierre, Thomas avait préalablement cru reconnaître des sortes d’alignements de Pierres dressées, certaines couchées, dans une végétation dense et presque hostile. Notre futur ami s’est interrogé alors et quelque temps plus tard, est entré en contact avec moi via Les Regards du Pilat. Il m’a ainsi fait part dans le détail de ses présumées découvertes. Il était en tous les cas interloqué. Pas suffisamment compétent, j’ai préféré alors le diriger sur Eric, une valeur sûre en la matière. Nous ne le savions pas encore à ce moment-là, mais allait s’ouvrir une époque passionnante, doublée d’initiatives et de rigueur ; au final très riche en découvertes.

Il faut en réalité prendre en considération un vaste secteur. Partant de La Pierre des Trois Evêques, nous avons érigé tout un inventaire de singularités. En matière mégalithique, quand on a la chance de se retrouver incontestablement en présence de ces « constructions » ancestrales eh bien l’on doit faire preuve d’une grande humilité quand il s’agit de faire parler les pierres quant à leur utilité première, voire même leur dénomination. Il faut faire attention à ne pas trop interpréter et surtout ne pas hésiter à présenter ses découvertes à un maximum de personnes ayant une expérience significative en la matière. Effectivement les archéologues ne se déplacent pas comme cela sur le terrain car les organismes compétents ou dits compétents préfèrent de loin consacrer les budgets disponibles, pas extensibles, aux valeurs sûres, celles qui sont déjà reconnues, archi-reconnues et de longue date.

Eric Charpentier maîtrise sur le bout des doigts, la géométrie mégalithique. Il est en cela devenu l’égal des grands spécialistes reconnus à l’échelle nationale et déjà cités, que sont Howard Crowhurst, Quentin Leplat, Pierre Coussy et Alan Becquet. Cette science utilisée là-haut à La Pierre des Trois Evêques et dans les alentours directs va permettre bon nombres de recoupements utiles. Dans le même temps, Thomas de Charentenay, a eu la très bonne idée de faire intervenir des étudiants, de futurs géomètres précisément. Il s’agissait là de démontrer grâce à des relevés topographiques dignes de professionnels que les pierres alignées et qui en tous les cas apparaissaient comme telles à tous nos visiteurs n’étaient pas le fruit du hasard mais bel et bien dues à une intervention humaine. Cette opération s’est déroulée du 23 au 25 octobre 2017 sous la conduite de Jean-Yves Lozano, professeur et géomètre professionnel. Il y avait trois étudiants géomètres en 2ème année de BTS MGTMN au SEPR de Lyon qui ont participé aux relevés topographiques, Antoine Balza, Rudy Despinoy et Arnaud Steghens. Ils étaient équipés d’une station totale pour le relevé des points et d’un récepteur GNSS pour le rattachement aux réseaux nationaux. Ces compétences réunies ont permis la réalisation de la cartographie du site et la concrétisation d’un inventaire des roches dressées et certaines en réalité couchées dans le même alignement présumé.

Il faut aussi préciser que le 24 octobre, 2017 toujours, les étudiants pour qui ce travail constituait le thème de l’un de leurs travaux présentés à l’examen, furent rejoints par un représentant de la société GEOTOPO. C’est à souligner car Yves Farissier, le représentant en question, va grâce à son matériel très professionnel (High-tech GEOSLAM), pouvoir proposer un relevé scanner 3D du site étudié. A partir de-là la Cadran du Pilat a gagné en crédibilité dans sa démarche visant à faire reconnaître arguments à l’appui le site comme mégalithique. Il a été établi que les pierres concernées et alignées, l’étaient vraiment rigoureusement, qu’elles possédaient le même intervalle entre chacune d’elles et que ceci était valable pour les trois files. Nous avons demandé l’avis à un professeur de mathématiques du secondaire, notre ami Philippe Monteil, pour connaître en termes de probabilités les chances que ce soit la nature qui ait ainsi positionnée ces pierres ; la réponse est sans appel puisque la probabilité est proche de nulle.

Dans les singularités repérées il y a aussi ce que nous appelons « la source » de manière arbitraire afin de bien donner un nom et qui ici se situe sur le point haut de tous les environs. Là-bas il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour ne pas conclure que seul l’Homme peut avoir agencé ce tout petit périmètre qui ressemble à une résurgence d’eau mais asséchée aujourd’hui. Qu’est-ce que c’était réellement en première intention, nous l’ignorons. Nous constatons juste, et tous, que seul l’Homme peut avoir agencé cette construction d’un autre temps et en aucun cas la nature.

En ces années 2016/2017/2018 La Pierre des Trois Evêques s’est comme réveillé de son glorieux passé historique car nous y viendrons bientôt dans ce dossier mais le rôle notoire de La Pierre des Trois Evêques, outre d’avoir été sacrée, est bien historique. Le monde associatif a été bien entendu convié à venir visiter les lieux et toutes les découvertes ; de nombreuses associations ne se sont pas fait prier pour inviter leurs adhérents sur place. Ces mêmes associations ont organisé dans le Pilat des conférences rassemblant un nombre record de participants (Visages de notre Pilat a accueilli plus de 150 personnes à Saint-Appolinard). Fait notable, France 3 Région y est allée de son reportage. Enfin, pour faire simple, une vraie dynamique constructive s’est mise en place dans le seul but de faire connaître et aussi reconnaître le site.

Le plus spectaculaire, le plus parlant, le plus rare aussi puisque unique dans le Pilat, reste à vous présenter. Une construction mégalithique magnifique se situe à un peu moins d’un kilomètre de La Pierre des Trois Evêques. La repérer n’a pas été chose facile mais nous étions aidés par un renseignement laissé sur le Net par un inconnu, un certain Alain, qui évoquait la présence d’un Cromlech présumé sur les lieux où nous nous trouvions. Cette information nous l’avions avant même de nous investir dans l’opération Pierre des Trois Evêques et nous la tenions d’Alexandre Parnotte. Nous avions bien tenté avec ce dernier et quelques un de nos Amis dont Patrick Berlier, de chercher ce Cromlech mais autant chercher à l’époque une aiguille dans une botte de foin si tant est qu’il soit repérable au premier coup d’œil. Pourtant en partant d’en haut, du côté de La Pierre des Trois Evêques  et en descendant presque tout droit sur 800 mètres, grâce à une herbe basse car dans un pré, un beau jour nous sommes tombés sur le Cromlech. Etait-ce écrit comme cela ? Nous avons même eu la chance d’inviter un peu plus tard à une énième visite de tout le site, le vrai découvreur et premier découvreur du Cromlech, bien discret jusque-là, un certain Alain Bellon, devenu un de nos amis depuis.


Cromlech pyrénéen, semblable à celui des Faves et ensuite celui des Faves

A La Pierre des Trois Evêques, si la végétation est un peu haute, que ce soit l’herbe où les genêts on ne peut pas au premier coup d’œil repérer le Cromlech et là la science géométrique d’Eric Charpentier est bien commode pour confondre ce très grand cercle de pierres venu d’un autre temps. Nous nous situons, précisons-le pour donner un nom à cette extraordinaire construction mégalithique, au site des Faves. Il n’est pas conseillé de se rendre sur place par respect de la propriété privée sans l’autorisation des propriétaires, forts aimables en l’occurrence. Le Cromlech des Faves puisqu’il convient de le nommer ainsi est de type pyrénéen pour ceux qui rapidement sur Internet veulent se faire une idée. Eric propose un exercice pratique sur le terrain qui est imparable pour repérer toutes les pierres appartenant au cercle et il y en a quand même 19 à comptabiliser. L’idéal et nous avons même pu en abuser si je puis dire avec les groupes que nous avons reçus sur place s’est d’y aller donc à plus de 20 personnes. Ainsi une personne par pierre permet de matérialiser le cercle. Nous l’avons même filmé au drone grâce à Thomas de Charentenay et c’est très parlant autant qu’impressionnant.

Dans cette aventure archéologique il est regrettable que les autorités dites compétentes et j’insiste daignent au moins se déplacer pour constater alors cet ensemble de singularités. Notons encore ne serait-ce que pour souvenir la présence d’un énorme bloc en granit comme toutes les pierres et roches environnantes, de plusieurs tonnes dressé et calé, ceci entre les Faves et La Pierre des Trois Evêques ; comment là encore ne pas conclure que seul l’Homme peut avoir fait cela et le comment ne propose pas de réponse simple. Tout ce secteur mériterait des fouilles dignes de ce nom, approfondies. Nul doute qu’il y a encore beaucoup à découvrir dans le secteur et le Cadran du Pilat sera à n’en point douter un guide de départ efficace. Malheureusement aussi, des propriétaires terriens des environs déboisent progressivement. Ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère comme on dit car ce sont des gros engins qui ne font pas de détails : des parties du site sont menacées. Nous avons un peu voyagé sur le secteur ; il est temps de revenir à La Pierre des Trois Evêques.

La grosse pierre levée et calée par des pierres de tailles modestes

     Nous avons déjà noté qu’aujourd’hui cette Pierre des Trois Evêques sert de borne pour séparer deux communes. Cette fonction elle l’a aussi eu dans le passé, dans plusieurs passés et certainement dans des passés encore plus lointains. Son nom elle le doit d’ailleurs à l’un de ses partages territoriaux, religieux en l’occurrence, celui qui voyait trois Diocèses se retrouver en ce point, ceux de Vienne, de Lyon et du Puy-en-Velay. Mais écoutons Patrick Berlier nous expliquer : « Auparavant, elle fut une borne qui délimitait trois provinces romaines de la Gaule : la Lyonnaise, l’Aquitaine et la Narbonnaise. Mais une évidence est frappante lorsqu’on se rend sur place : cette anodine pierre plate ne constitue nullement un point de repère, à l’inverse d’autres rochers des environs visibles de fort loin... Pourquoi les Romains, qui affectionnaient les symboles ostentatoires, furent-ils si modestes dans leur choix de cette borne comme limite commune à trois provinces ? Sans doute parce qu’elle jouait déjà, bien avant leur arrivée, un rôle capital dans les croyances gauloises.

En 1555 le juriste lyonnais Jean du Choul voyagea dans le Pilat et en laissa une précieuse description rédigée en latin : De Monte Pylati. Dans ce livre il rappelait la notoriété dont le Pilat jouissait auprès des peuples de la Gaules, et le qualifiait d’Olympe gaulois. La Pierre des Trois Évêques fut probablement un lieu de rassemblement très discret, et aussi une sorte de « nombril du monde » tout comme l’était l’omphalos de Delphes pour les Grecs. L’annexer permettait de la « romaniser ». Mais on dit qu’à l’arrivée des Romains, les druides délaissèrent le Pilat pour leurs réunions secrètes et se replièrent vers la forêt des Carnutes qui allait devenir Chartres... Auguste leur imposa de revenir, non pas dans les forêts du Pilat trop difficiles à surveiller, mais à Lyon dont il fit la capitale des Gaules. Nous y reviendrons un peu plus loin dans ce dossier et plus en détails.

Le rôle de La Pierre des Trois Évêques était cependant loin d’être terminé ! Après avoir servi de frontière entre les Burgondes et les Wisigoths, puis les Francs, elle matérialisa la démarcation entre les parts attribuées aux descendants de Charlemagne, Charles le Chauve et Lothaire, lors du morcellement de l’empire carolingien par le traité de Verdun en 843. Elle marqua encore la limite des zones de juridiction des châteaux de Montchal, Argental et la Faye. Elle ne perdit son rôle majeur, en terme de pouvoir temporel tout au moins, qu’en 1296, lorsque le comte du Forez étendit son territoire par son mariage avec Alix de Vienne ». Le Druide du Pilat, c’est le surnom de Patrick Berlier, vient de nous faire entrer de plain-pied dans l’Histoire de La Pierre des Trois Evêques.

Le Massif du Pilat est effectivement sacré et ceci depuis la nuit des temps ; nous commençons nettement à nous en rendre compte. Nous pensons que La Pierre des Trois Evêques et toutes les cérémonies qui ont pu s’y dérouler en époques reculées n’y sont pas étrangères. Les druides dans le Pilat s’avèrent un point capital. Pour en parler nous allons, nous appuyer sur l’expérience et le travail conséquent de Noël Gardon, lui l’ancien brillant secrétaire de la Société savante de la Diana. L’Histoire de France est remplie d’erreurs, de mensonges, de non-dits, de contre-vérités et cet auteur nous a laissé une bible correctrice en rapport au Pilat. « Mon Pilat, Etymologies, Rêves, Légendes et …. Réalités » nous mène sur des chemins peu empruntés, mal connus ou inconnus. Merci Monsieur Gardon pour ce beau travail laissé à la postérité.

Nous nous transposons en la compagnie de Noël Gardon au Crêt de l’Airellier, le Crêt le plus oublié de tous les Crêts du Pilat. Les arbres vous accueillent timidement là-bas ; il n’y a même pas de chemin.  Nous sommes au sud-est du Crêt de la Perdrix, à vol d’oiseau à 1500 mètres. Airellier est une transformation, volontaire ou involontaire du nom primitif qui était Aralez. Aralez signifie « l’assemblée de l’autel » ou encore « les autels assemblés ». 50 ans avant Jésus Christ les druides se réunissaient une fois par an, dans le pays des Carnutes. On suppose généralement, et peut-être bien trop facilement, que les Carnutes correspondraient à la ville de Chartes. Rien n’empêche pourtant très sérieusement, de penser, voire d’admettre, que c’est en réalité Saint-Benoit sur Loire qui serait les Carnutes. Les travaux d’Eric Charpentier sur le sujet, présentés sur Les Regards du Pilat en Juillet 2015 (Sainte-Croix-en-Jarez et la ligne sacrée des Druides), tendraient réellement à le démontrer. D’autres chercheurs y voient encore Orléans. A chacun donc de se faire son opinion.

La ligne sacrée des Druides, travaux d’Eric Charpentier présentés sur Les Regards du Pilat

Vers l’an 25 avant Jésus Christ il s’opéra un changement avec Auguste qui décida de transférer ce lieu de rassemblement à Lyon espérant avoir ainsi plus à sa main les gaulois car c’était dans ces assemblées que se formataient parfois des révoltes. Les Carnutes ne sont restées le site de ces réunions que de moins 120 à moins 50 avant Jésus Christ et si on remonte avant eh bien c’est en Pilat qu’il faut se rendre et plus particulièrement au Crêt de l’Aralez.

Pour nous parler de ces cérémonies gauloises écoutons Noël Gardon : « Il y avait à l’Airellier trois pierres qui étaient les trois autels. L’une n’était, en réalité, qu’une table destinée à recevoir les offrandes, l’eau nécessaire aux ablutions et autres objets nécessaires au culte. La deuxième était l’autel de parfums où l’on faisait brûler l’huile aromatisée, enfin la troisième était l’autel des holocaustes. Si vous montez, entre les branches rampantes, peut-être finirez-vous par découvrir les deux ou trois pierres, patinées par les pieds des prêtres et qui forment encore comme les marches d’un autel, mais elles sont tellement mutilées qu’à peine en reste-t-il quelques décimètres carrés ». Il faut se rendre sur place, comme je l’ai fait avec Jacques Patard pour s’imprégner de ce lieu bien particulier où durant plusieurs centaines d’années les druides gaulois se sont réunis. L’Histoire officielle l’a oublié mais pas ceux qui s’intéressent avant tout à la vraie Histoire. Les druides en ces mêmes époques connaissaient évidemment toute l’importance de La Pierre des Trois Evêques dont la première raison d’être les dépassait car elle remontait à des ères bien antérieures à eux.

L’époque mégalithique n’est pas l’époque celtique et de cette première on ne sait que peu de choses. A un bon kilomètre de La Pierre des Trois Evêques se trouve La Pierre posée de la Roue découverte par notre amie Sandrine Jousserand. On a parlé plus avant du gros bloc dressé et calé. Nous sommes là en présence de constructions qui remontent à la nuit des temps. Il ne faut pas certifier que nous sommes en présence de mégalithes au sens strict à savoir donc d’époque mégalithique. Le Pilat, une des plus vielles montagnes du monde comme on le sait, peut avoir abrité des survivants de l'époque antédiluvienne, de ceux qui ont continué après à reconstruire un nouveau monde là où tout ou presque avait disparu. La Pierre des Trois Evêques comme certains Crêts que nous étudierons, comme Les Roches de Marlin, peuvent avoir joué une sorte de rôle d’Arche de Noé …


Fin de la deuxième partie


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