REPORTAGE REGARDS DU PILAT
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AVRIL 2016



Par
Antoine Herrgott


HISTOIRE DE L'AGRICULTURE DU PILAT

 

« La prise de conscience d'un produit laitier de haute qualité, issu du Haut-Pilat sud fabriqué sur le territoire de Marlhes, au domaine scientifico-agricole de La Faye, 1885 à 1965, doit être en perpétuel rappel. »
Le Babeurre.

 

          En puisant dans la malle d'archives recueillies tout au long de ces dernières vingt années, j'avais l'envie de vous faire partager mon retour à l'écriture sur notre patrimoine régionaliste.

          Très impliqué à ce moment là dans l'association d'histoire de mon village natal où je devais vivre dix années merveilleuses, j'ai pris le virus de la recherche sur notre passé et j'ai été emporté sur cette voie par la passion grandissante.

          Je me suis retrouvé dans l'esprit du dépouilleur d'archives au service du  rapporteur de l'histoire locale. Dans  l'axe au combien difficile de la compilation de tous ces manuscrits, ces documents, j'ai mené l'ouverture de trois ouvrages durant cette époque, en me réservant l'intégralité des témoignages reçus par certains acteurs de cette époque et leur mémoire sans grandes failles.

          Le premier livre écrit à six plumes ''Marlhes au long des Siècles'' nous a assuré l'histoire de ce village Marlhes, depuis l'an huit cent quinze de notre ère. Nous avons poursuivi ce long chemin bordé de découvertes sur nos anciens et sur le patrimoine ancré dans ce paysage communal. Ces rencontres hebdomadaires entre-coupées par nos déplacements aux archives départementales de la Haute Loire, de la Loire, du Rhône et dans les mairies voisines. nous a été très enrichissant. La passion de chacun nous a procuré la joie d'éditer nous même cet ouvrage imprimé par un des premier imprimeur du département.

  

           Puis poussé par ma volonté première et très marquée de vouloir transmettre absolument mes découvertes, ayant quitté l'association, pour cause de changement d'adresse,  je devais écrire seul  un deuxième livre  ''Le Château de La Faye '' ; « La Baronnie » propriété de la famille Courbon La Faye. Une histoire locale rapportée et inédite qui pousse le lecteur à retenir son souffle devant la grandeur, et la saga d'une famille très ancrée sur ce terroir et qui devait s'entourer de plus de deux cents actifs, dans une exploitation agricole modèle.

             Au cours de mes témoignages  il m'a été confié et donné : des photos, des cartes postales, des feuillets manuscrits anciens datant de 1450 à 1899, des documents administratifs tels que des factures à en-têtes ornées. Les livres régionaux sont venus compléter et enrichir mes archives. C'est tout ce trésor papier que je souhaitais vous faire partager, en compilation bien sûr. Des éléments inédits sur le territoire du lieu dit  ''La Faye '', sur la commune de Marlhes et Saint Régis du Coin, au sud sur une partie du canton de Saint Genest Malifaux, le Sapt, le Col de la République. Je devais aussi être mis à l'évidence des détériorations successives par le temps, quarante années de friches, le saccage par le feu, les vols pour certains et le goût humain de faire le vide.

            Vouloir transmettre m'a guidé vers le don à la société d'histoire « La Diana » de toutes ces recherches, documents, factures, lettres, et manuscrits recueillis auprès des anciens rencontrés, soit plus de quatre milles feuillets, à l'écriture très souvent magnifique attirant l'envie de déchiffrer. Il est intéressant de constater l'évolution des caractères au fil des années.L'ensemble est  à disposition maintenant à Montbrison.

 

              La famille Courbon La Faye et J.C Chovet de la Chance devaient acquérir entre 1718-1743  le vieux château (classé en ruines dès 1615) et ses dépendances rachetées à la famille Verne issue de St. Didier en Velay, arrivée à Marlhes en 1580. Les ascendants de Jules Verne, très grand écrivain, romans bercés par l'utopie flamboyante. Il fût le propulseur d'inventions très largement exploitées par nos contemporains métallurgistes de notre région ; tout particulièrement inspirées sur les sites industriels de la métallurgie dans la vallée de l'Ondaine, et du Gier.  Aux États Unis la fabrication d'hélicoptères et les fusées, en ayant imaginé l'emplacement du Cap Canaveral d'aujourd'hui lors de son voyage aux Amériques. 

 En 1785 après avoir fait construire en commun la grande Maison actuelle, La famille Courbon devenait seul propriétaire. Jean-Baptiste Courbon agronome se lança dans l'agriculture avec un grand esprit d'inventeur et des idées larges d'innovateur qui devait aboutir à l'exploitation d'une ferme très importante de plus de cent soixante têtes de bétail dans les années 50/60 pour la production de lait  de vaches et de babeurre classé médicament pour les enfants à la santé fragile du  plan intestinal.

           Comme le fût Le Comte de Neufbourg agriculteur sur sa terre de Beauvoir, qui fit passer  par ses écrits les valeurs de l'agriculture, se rejoignaient les trois générations Courbon, qui eux aussi ne laissaient personne indifférent et s'ils passaient souvent pour des originaux, ils avaient tous un caractère affirmé, profondément anticonformistes, capables d'innover, de bousculer des routines.

Ils étaient chacun d'eux nommés le « monsieur » et prenaient comme un devoir social l'exploitation correcte de leurs terres et la modernisation de l'agriculture par la mise en place aussi du premier syndicat agricole des pays de la montagne.

 

         TOUS LES MOYENS MIS EN OEUVRE POUR LA PRODUCTION INDUSTRIELE  DU LAIT DE LA FAYE.

 

                 Jusqu'au milieu du vingtième siècle cette famille a exploité, en trois générations, une zone d'actions phénoménales pour l'époque. Le cadastre ancien, nous permet d'imaginer cette emprise et de retrouver la répartition des terrains de plusieurs dizaines d'hectares tout d'abord autour du point central de l'activité autour de La Faye jusqu'au village de Marlhes ; à proximité Le Monteil et La Faurie et Brodillon, de l'Allier jusqu'à Valadon et Montaron ; puis l'inventaire nous situe pour les grandes lignes l'importance et le morcellement de l'ensemble de ces terres sur  des parcelles plus éloignées : du Sapt aux Chomey, et de PeyColomb au col de la République jusqu'au territoire de  la commune de Tarentaise.

           Si la proportion  des terres cultivées reste la plus importante, nous trouvons de nombreux hectares de bois qui assurent les besoins de l'exploitation et la vente du bois aux artisans locaux et régionaux, permettant ainsi des revenus complémentaires.

Pour l'anecdote, ces mêmes bois rachetés aux derniers descendants de la famille Verne installés au Sapt (ascendants de Jules Verne) qui ont exploité les coupes de bois, pour leur métier de marchands de planches à Givors ; ce sont eux qui ont apporté la dénomination de la givordine au calibrage du type de chevron, encore utilisé de nos jours. 

            Nous remarquons aussi le besoin de rendre exploitables de nombreuses terres sur le territoire de Saint Régis du Coin, jusqu'à Gimel et autour de la tourbière mise en valeur de nos jours. Les nombreuses médailles d'encouragements démontrent l'extrême qualité et l'avancée de cette exploitation.

        Nous retrouvons notamment un prix  de PROPRETÉ D'ÉCURIES

Les sept brevets d'inventions déclarés à l'Office Nationale de la Propriété Industrielle devenue Institut . Aujourd'hui sous la dénomination de L' INPI, qui nous apporte la mesure des recherches permanentes vers l'excellence.

Le 7 octobre 1904.

Système de fermeture de flacons à stériliser les liquides ou conserves par voie de chauffage.

Le 17 mai 1910.

Emploi des hélices pour l'utilisation de la force des courants d'eau.

Le 26 juin 1919.

Éclairage, chauffage, réfrigération, ventilation.

Le 24 mai 1921.

Éclairage, chauffage, réfrigération, ventilation.

Le 3 février 1922

Dispositif d'arrêt automatique de métier à tisser verticaux.

Le20 juillet 1928.

Dispositif de commande des freins, applicable à tous véhicules mus par manivelles ou leviers.

Le 22 février 1932.

Contact électrique automatique pour réducteurs de tension ou autres applications électriques.



              De la famille Courbon Lafaye il est intéressant de retenir principalement les deux générations d'agronomes : Jean-Baptiste, Paul,Constant puis son fils Jean Baptiste Guillaume, épris par le développement constant de l'agriculture que ce soit pour la fertilisation des terres où pour l'élevage des têtes de bétail. Tous les deux, sociétaires au sein  de la Société des Arts, de l'Agriculture et de l'Industrie de la Loire,ce sont beaucoup engagés dans l'organisation et leur participation aux comices agricoles régionaux, ils ont contribué à l'essor de leur exploitation sans précédent, ils ont favorisé indéniablement l'enrichissement et la valorisation de la production agricole de ce terroir montagnard. Pères et fils ont sut recueillir la moisson d'idées, mise au service de tous, en précurseurs du XXème siècle.

             Entre le second Empire et le début de la IIIéme République elle est classée  «  plus grande ferme d'Europe  »,  par l'importance de son troupeau de plus 160 vaches de race switch, à l'étable modèle, utilisée près de sept mois par an, équipée pour l'évacuation des fumiers, d'un wagonnet sur rails au sol de la seule grande allée centrale de plus de cent mètres de longueur. Cet équipement devait leur donner des médailles aux comices, pour la meilleure propreté d'une étable.

              En 1865, construction d'un moulin à grains de seigle.

              En 1882, installation d'une turbine, et donc de l'électricité comme force motrice, installée dans une petite maison en pierre près de la rivière le Mabeux. Ce bâtiment est situé entre deux étangs étagés à des côtés différents afin de recevoir l'eau de la rivière dont le débit est assez régulier.

Aménagement devant donner utilement toute sa valeur à ce cours d'eau puisqu'il va alimenter toute l'exploitation, dont la scierie et l'usine de velour en aval, sans qu'il en coûte autre chose que l'entretien ; une personne est chargée chaque jour le soir à 22heures de couper l'alimentation et remettre en activité le lendemain matin à 6 heures.

La production d'électricité est donc assurée grâce aux réserves d'eau constituées par les deux étangs ajoutés à la captation de plusieurs sources d'eau froide, notamment celle qui descend du lieux dit « les Bonneaux ». Cette force motrice a été en service jusque dans les années 1960. Le réseau communal d'électricité n'est arrivé qu'en 1911 à Marlhes et ses hameaux.

De plus, a été installée une conduite métallique de 150cm de diamètre, le long du ruisseau « La Faye », depuis le captage d'une source de très bon débit.

L'entre deux guerres montre le prototype même de la ferme moderne et les champs labourés cèdent la place aux herbages :

- la recherche et le développement du babeurre avec le concours très étroit de professeurs de la faculté de médecine de Montpellier ; les inventions, communications et réclames sur les produits fabriqués ;

- le laboratoire de traitement scientifique du « Babeurre » ;

- la mise en bouteilles de 18cl. appelées « topette », elle représentait la dose journalière pour les nourrissons ;

 -la mise en boîte, en fer et sertie suivant deux modèles différents, l'un pour la France et l'autre pour le Cambodge ; une particularité pour l'expédition vers l'Algérie, les boîtes devaient être emballées à l'unité cartonné ; 

- l'expédition est assurée par des caisses en bois, fabriquées sur place en scierie,  elles étaient consignées pour la distribution en France ; 

- les transports journaliers par camions sur St.Etienne, Paris et Marseille, par un transporteur voisin.

                  L'ensemble de cette chaine industrielle était programmée sur place dans les  nombreux bâtiments de la ferme qui représentait une surface totale de 10.000 m2 de toitures, valeur retrouvée sur le contrat d'assurance.

- pour assurer la présence de 80 salariés agricoles permanents venant des hameaux et villages proches, complété par les nombreux saisonniers ; la main d'oeuvre étrangère était logée sur place ;

- une scierie de 60 salariés à la fois pour les besoins de la ferme mais aussi pour la vente de bois coupé pour les professionnels de la région ;

- la carrière exploitée pour les besoins des nombreuses constructions de l'exploitation même, mais aussi pour la vente sur le territoire aux fins de la construction de fermes et d'habitats du canton et au delà.

- une usine de velours de 80 salariés avec le bâtit construit et appartenant à la famille Courbon Lafaye ; tandis que l'exploitation était confiée à sont ouverture, en 1910, aux Soyeux, Balaÿ et en final aux Girons, deux entités industrielles importantes  du bassin stéphanois qui ont assuré la poursuite des activités jusque dans les années 1980.

           Les métiers à tisser étaient tenus en majorité par cinquante jeunes filles dès l'âge de 12 ans par dérogation du maire de Marlhes -propriétaire des lieux- mais pour la majorité à l'âge de 14 ans pour celles qui avaient obtenu le certificat d'études. Elles habitaient en dortoirs au dernier étage du bâtiment classé administratif et qui jouxtait l'usine ; la surveillance en fin de journée et jusqu'à la reprise du matin était assurée par les sœurs Saint Joseph et les béates de l'Allier et du Monteil. Il fallut attendre 1949 pour avoir un ramassage  sur les communes voisinantes et les hameaux par camions équipés de bancs en bois.

            En 1952, à la mort du Roi Georges VI d'Angleterre, l'ensemble du personnel a été mobilisé pour confectionner le velour noir marque du deuil. Le travail fut très rude afin d'assurer une qualité irréprochable dans le teinte la plus difficile à travailler.

            C'est au cours d'une cérémonie organisée par la direction de l'usine pour fêter les 39 années de présence du premier directeur Mr. Prudhomme et les 41 années de présence de Félicie Borne la plus ancienne des ouvrières que le personnel devait recevoir tous les compliments pour leur compétence et leur dévouement.

            Ce même jour l'industriel stéphanois n'oublie pas d'adresser également ses remerciements pour les quantités importantes de pommes de terres cultivés au hameau voisin Le Monteil et distribuées au personnel de l'usine de Saint-Etienne. Il faut dire que nous étions en pleine guerre 1939-1945 et que les restrictions alimentaires étaient encore présentes.

             Aussi à cette occasion les jeunes employées et ouvrières, ourdisseuses, plieuses, de l'usine Balaÿ de Saint-Etienne viennent visiter l'usine de La Faye et à leur tour, les ouvrières de la Faye sont invitées à venir visiter l'usine de Saint-Etienne pour apprécier le travail accompli en commun et à distance.  Aux alentours de 1980 il y avait plus que 52 métiers à tisser le velour et plusieurs « canetières », machine à enrouler le fil sur les petites bobines servant à la confection des rubans.

 

- l'exploitation de la carrière de granit bleu, au pied de Montaron pour les besoins de constructions de l'exploitation et la vente sur le territoire auprès des artisans ; elle comprenait  25 salariés et pour la plupart tailleurs de pierres très qualifiés. Beaucoup de constructions sont encore largement répandues sur l'ensemble du canton.

 

             En 1936 l'arrivée du premier tracteur de toute cette région, pour assurer les travaux sur une vaste étendue de terres proches et éloignées de la ferme, devait apporté plus de facilité dans la culture des fourrages artificiels destinés au bétail qui assurait la grande production de lait journalier.

             Dès la fin du 19° siècle, et avec leur grand esprit d'inventeur, ils ont développé à une échelle peu commune pour l'époque la fabrication du lait de La Faye et produits dérivés, sous l'appellation  « Babeurre de La Faye »  réclame publicitaire de cette première moitié du siècle.

Le lait liquide pour enfants, était diffusé sur notre terroir , mais aussi dans les Hopitaux de la région, de Paris, Grenoble, Lyon, Montpellier et expédié par bateau au Cambodge.  Il est retrouvé de nombreux témoignages écrits et de grandes satisfactions et  remerciements devant les guérisons et apaisements chez les nourrissons.

Le lait stérilisé vendu en grande quantité sur Saint-Etienne, en magasins à l'enseigne LAIT DE LA FAYE, possédait lui aussi une grande réputation très proche au nord de la Haute-Loire et le canton d'Yssingeaux. Le transport journalier par camions en direction de Marseille, les caisses en bois de 50 boîtes de 400grs. chacune étaient expédiées vers le Cambodge et de plus étaient acheminées, par camions, durant les deux ans de combats à l'armée Française lors de la sanglante bataille de Dien Bien Phu.

Les deux frères Paul et Jean vont assurer la pérennité de cette exploitation jusqu'en 1965.

Paul Courbon-Lafaye est maire  « dynastique » de Marlhes, président du Groupement interprofessionnel  Laitiers et son frère Jean sera l'homme de terrain à la ferme aidé comme il se doit par un responsable contre-maître.

        Le mot babeurre rentré largement dans le vocabulaire commun, donne à penser au résidu du beurre soit le petit lait ; il n'en n'est rien pour les laits de La Faye, ce mot a été utilisé pour les besoins de la communication par l'action de la réclame (aujourd'hui publicité).

        Le lait qui provient en direct de la traite est acheminé immédiatement par biches de 85 litres transportées sur des petits chars à bras. Le parcours était très faible vers le bâtiment nommé la laiterie. A son arrivé le lait est immédiatement refroidi dans des cuves d'eau froide de la rivière et réchauffé par trois fois à des températures différentes suivant qu'était pratiqué la pasteurisation où la stérilisation. Ces deux transformations devaient attribuer les dates d'utilisations maximales différentes, sous dix jours d'utilisation dans un cas, sous plus de douze mois dans l'autre.

Si j'ai pu reconstituer pour l'ensemble la technique de fabrication et les recettes exactes de fabrication pour le lait il me resterait après analyse plus poussée et notamment par l'ADN, de connaître précisément la composition du babeurre médicamenteux pour nourrisson en retrouvant la liste des quatorze ferments utilisés. Seuls trois personnes connaissaient la formule et ils sont tous partis en la gardant pour eux, en tenant très loyalement leur engagement. De même il est regrettable de n'avoir pu trouver les éléments faisant référence aux quantités produites mensuellement et les répartitions par lieux de consommation. Quelques factures laissaient apparaître l'achat de bouchons et de bouteilles en verre (fabriquées par le verrier installé à Bellevue à St.Etienne très proche encore aujourd'hui, mais avec une autre destination, du Lycée Jean Monnet.

 

                  Les charges très lourdes et devant une baisse sensible des ventes, les nombreuses machines, tracteurs les plus modernes de l'époque à entretenir , les camions de transport etc... La fièvre aphteuse à répétitions dans le troupeaux, l'absence de ressort et de volonté du dernier exploitant devait sonné le glas de la fin de l'exploitation en 1965. La commune de Marlhes ne s'en est jamais bien remise devant le désastre et pour les anciens ce fût la période douloureuse de leur existence. Le travail était très dur et parfois corvéable mais l'unité sociale de l'époque a apporté une cohésion profonde des habitants.

                   Aujourd'hui la poursuite de mes recherches historiques auprès d'anciens, les témoignages et analyses des produits laitiers par des spécialistes (laboratoire de bactériologie,virologie du CHU.Nord, mai 2011), m'ont donné la mesure de l'intérêt de relancer une certaine production en labellisant, l'authentique de l'histoire, associé à l'intérêt possible d'un produit propre à développer par un agriculteur du terroir où d'ailleurs. En janvier 2011 un avis du bureau d'expertises en microbiologie de St.Priest, Rhône, me proposait une action : ouvrir la boîte, conserver le produit sous différentes formes (congelé et/ou lyophilisé), rechercher la présence de bactéries lactiques par des méthodes classiques de microbiologie(étalement sur boite avec milieu de culture adapté), identifier les bactéries qui vont repousser ; coût de cette action autour de 3500 euros hors taxes. Ces travaux sont affectés au produit médical pour les nourrissons.

                   Ce qui me vaut cet espoir, c'est d'avoir reçu chez cet ancien employé de La Faye, un certain nombre de boites en fer serties datant de 1963-1965 ; cet ancien qui en buvait une boîte chaque année pour ne pas perdre le goût, disait-il !!.

 

                 D'ores et déjà, et après un essai concluant de fabrication d'une cinquantaine de flacons, j'ai la possibilité de mettre en fabrication par un spécialiste mille flacons de 125grs à durée de vie consommable de deux années où en produits frais sur 10 jours. Cette méthode aurait pour intérêt, à moindre prix, d'assurer une niche de vente, pour une production plus importante sur le territoire proche et à l'export, l'Afrique principalement et les pays en voie de développement. La recherche d'un entrepreneur reste toujours d'actualité.

 

Ainsi coule le sang  de la terre.

 

                                                                             Passeur de l'Histoire locale & régionale                                                                            



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