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Le carré magique , également
dénommé : « CARRE SATOR »,
fut découvert un peu dans tous les
horizons, aussi bien, païens que chrétiens, il fut à mon sens affublé de traductions
pseudo-catholiques dans le seul but d’effacer toutes traces de la véritable religion chrétienne enseignée par le
Christ.
Les lettres de ce carré magique ont la
particularité de former les mêmes mots pouvant se lire aussi bien
horizontalement que verticalement. |
Ces mots sont formés de cinq lettres,
et nous pouvons y relever : « SATOR. AREPO. TENET. OPERA.
ROTAS. » Découvert
sur d’autres documents, une traduction pseudo-officielle
( ?) nous donne ceci : « Le semeur avec soin, guide les roues de sa charrue »… Cette phrase symboliquement chrétienne,
se rapproche de la parabole de l’évangile selon saint Matthieu où il est
question de l’ivraie, du semeur et du bon grain. (Evangile selon saint Matthieu, XIII
1-23 & 24-30). Cette traduction pourrait passer pour un
avertissement du clergé ( ?) …
Reste dans les sillons, et fait en sorte de ne pas t’éloigner de l’enseignement
que je t’ai donné !… Sans vouloir chercher la difficulté, je
trouve cette explication par trop simpliste. En
effet pourquoi re-coder quelque chose qui l’est déjà ? |
Le
professeur Rostovtzeff –la voix des monuments du RP de Jerphanion- nous propose
quand à lui cette solution : Les vingt-cinq lettres du carré
« SATOR » forment une croix marquant le début de la grande prière
enseignée par Jésus à ces disciples… Le « NOTRE-PERE »… Le PATER-NOSTER ! Cette croix entourée de l’alpha et de
l’oméga, le commencement et la fin, se décompose ainsi :
|
A -PATER
A / P A T
E R N O S T E R / O |
Le centre du carré est également le
centre de la croix. La lettre « N »
marque la jonction : TerreÚ
CielÚ
Horizon. Des
générations de chercheurs se sont cassés les dents sur cette énigme de pierre,
mais je vais tenter malgré tout d’en donner une interprétation personnelle. Cinq mots caractéristiques sont
présents dans ce carré magique ; en voici la traduction : *SATOR, c’est le semeur, le créateur, le père. *ROTAS, c’est la roue, mais aussi, le char solaire. *TENET, c’est tenir, diriger un vaisseau. *OPERA, c’est l’œuvre, le travail *AREPO, c’est le mot inconnu du carré. « AREPO » en anagramme, deviendrait : « APER(I)O », ce qui signifierait : Révéler un secret… Le rendre accessible ! Comme par hasard ! (Qui fait bien les choses !) |
Donc, si l’on considère dans ce cas
là : «
APER(i)O OPERA SATOR TENET ROTAS », on obtient la traduction suivante : « révéler l’œuvre du père qui
dirige le char du Soleil ». Mais nous avons aussi dans ce
mystérieux carré, le mot : PORTA,
anagramme des différentes lettres qui le compose. PORTA, c’est l’issue, le
passage ! Ce « carré » serait-il un passage vers un autre
univers ? Une porte induite, chère à Jacques BERGIER ? On sait aussi, que le char du Soleil
était le surnom donné par les anciens à la planète VENUS ! L’étoile du matin. Selon Robert Charroux, Vénus serait
le « paria » du système solaire. Alors,
reconsidérons l’ordre des choses : « APER(i)O PORTA OPERA SATOR TENET
ROTAS « autrement
dit : «
Révéler l’issue de l’œuvre du Père qui dirige le char du soleil (VENUS ?) ». Nous rejoignons d’un seul coup la
théorie de la « comète » « VENUS »
venue se placer dans notre système solaire en des temps reculés et dont les
habitants firent des enfants aux filles des hommes ; qui engendrèrent des géants devenus les
héros des temps mythiques. (Genèse VI, 1-4) Le char du soleil, l’œuvre du père ou
du dieu solaire serait comparé au culte de MITHRA,
le Dieu solaire apparenté au corbeau mais surtout accompagné du taureau,
symbole solaire et de puissance par excellence tout comme CAMELOS, le chameau, vaisseau du désert… |
Le désert, domaine du soleil
éternel ! L’empereur
Constantin qui se reconvertit au christianisme en 337, prit une part
relativement importante dans l’adoption de la religion solaire au cœur du
peuple romain. Au cours de la bataille du pont de
Milvius, et lors d’une prière pour la victoire, il eut la vision dans le ciel
d’une croix de feu entourée de cette devise : « In signo vinces », ce qui veut dire : « par ce signe
tu vaincras ! ». Une
voix venue du ciel lui ordonna de placer cette croix sur les boucliers et les
drapeaux. Cette croix est le monogramme du Christ.
Ce
monogramme est formé des lettres « P »
et « X » ; deux
lettres Ce signe aida Constantin à vaincre ses
ennemis. |
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A cette
époque, au IVème siècle, et malgré le développement sans cesse
croissant du Christianisme , le soleil
est toujours un symbole, un culte fervent d’adoration, de même que le celui de
Mithra. A la fois, symbole de chaleur, de lumière et rayonnement. Le soleil
représente aussi le métal précieux qu’est l’or. L’or, était largement utilisé dans la fabrication de la
vaisselle et des bijoux à cette époque. Le jour de
repos et de vénération du Soleil, n’est-il pas le Dimanche ? The
« Sunday » ? Dans le
carré « SATOR » , nous pouvons prendre « ROTAS » ou
« SATOR », qui nous révèle par anagramme : « TAROS », le jeu
« top-secret » des initiés du moyen âge. la phrase devient
alors : « TAROS APER(i)O OPERA TENET ROTAS »
qui se traduirait comme ceci : Le tarot révèle l’œuvre du Père qui
dirige le char du soleil .
Composé de 22 arcanes majeurs, ce « jeu » permettrait l’accession
aux secrets occultes des disciples d’Hermès. Nous notons
que dans ce jeu très complexe qu’est le tarot, il y a un rapport très étroit
avec le St Graal. Je crois que je ne vous apprendrais rien, en précisant que
l’on retrouve dans les arcanes mineurs,
sur le « deux » de Coupe, deux vases et deux étranges fleurs,
ressemblant à s’y méprendre à des serpents émergeant des calices. Les serpents
et dragons sortant de la sainte coupe, ainsi que les colombes, les paons et
cygnes s’y abreuvant sont l’incarnation sublime du très légendaire ST GRAAL. Le serpent sortant du vase
sacré représente la force vitale émanant de ce dernier. C’est aussi le serpent
d’airain de Moïse dans l’ancien testament. |
La coupe
unique du jeu initiatique, l’AS de coupe, est rouge du sang du sacrifice de
Jésus-Christ. Au dessus de celle-ci, ou semblant en sortir : un
château ; ou un royaume. C’est la pierre de vie, le pain de
l’Eucharistie, le pain de Melchisedech, ou, la pierre philosophale. Mais aussi
la Jérusalem céleste, ou tout « simplement » le château du
Roi-Pêcheur dans le roman du Graal de Chrétien de Troyes… Le cavalier de coupe du tarot
incarne à mon sens, Perceval, le
chevalier du Graal, qui, invité chez ce roi-pêcheur
ne reconnaît pas les vertus du vase sacré. Ce vase aurait pourtant permis la
guérison de son hôte. … » Ils ont des yeux pour voir, mais ne voient pas ! »… Qui possédera le Graal, possédera la
force suprême ! Mais attention ! Qui réveille le dragon sans raison
et précaution, risque pire que la mort ! Tout comme les champs de force
tellurique , le pouvoir du vase sacré est à double tranchant et, est réservé à une élite qui seule saura s’en
servir. (Pour le bien s’entend !). C’est un peu comme mettre un homme
préhistorique en présence d’une cabine à haute tension… Ceci n’était qu’un très bref survol du
jeu complexe et alchimique qu’est le tarot. L’élève est au seuil du Temple et
va bientôt subir l’initiation. Il deviendra Grand-Maître à son tour après avoir
surmonté tous les obstacles et les embûches se dressant sur son chemin. Dans le
carré « SATOR », on retrouve également le mot : « PRONAOS » qui en
latin veut dire : « Le seuil
du Temple ». L’élève connaîtra tout sur le
« carré magique » une fois qu’il aura atteint un degré suffisant de connaissance. La religion du Christ fut elle à la
base une complémentarité du culte solaire de Mithra ? Je paraphraserais le grand initié Roger
BACON, en disant : « Le temps ouvre les portes des vérités cachées ». Alors, peut-être un jour, le « carré SATOR » livrera son éternel secret. Si, en ce jour, l’homme est capable d’évoluer dans le bon sens. |