LE CHEMIN DE CROIX

« GISCARD »

DE TARENTAISE






Par

Patrick
Berlier



SEPTEMBRE 2008


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    Au cours de l’été 2007, alors qu’avec Thierry Rollat nous accompagnions notre ami Christian Doumergue dans sa découverte du Pilat, nous avons pu visiter l’église de Tarentaise, où j’avais déjà remarqué la présence d’un monument aux morts signé Henri Giscard, ce qui a fait l’objet d’un précédent article (Henri Giscard, fabricant de statues, entre Razès et Pilat), à retrouver dans les archives du volet « la Grande Affaire » en rubrique « Pilat et liens ». Lors de cette visite, et grâce à l’amabilité de la personne conservant la clé de l’église, qui poussa la serviabilité jusqu’à aller chercher un escabeau, nous avons pu vérifier que les stations du chemin de croix provenaient bien elles aussi de la Maison Giscard à Toulouse. L’actuelle église de Tarentaise datant de 1866, le chemin de croix a sans doute été installé lui aussi en cette fin de XIXe siècle, à la même époque que les vitraux venant eux de l’atelier Mauvernay à Saint-Galmier. Ce détail serait insignifiant, si la maison Giscard n’avait également fourni le chemin de croix de l’église de Rennes-le-Château…



PETITE HISTOIRE DES CHEMINS DE CROIX

Comme nous l’apprend L’ABC de RLC (page 495), cette suite de stèles ou de tableaux, connue sous le nom de « chemin de croix », doit son existence à l’habitude qu’avaient prise les Franciscains, aux XIVe et XVe siècles, de faire emprunter aux pèlerins venant à Jérusalem le chemin suivi par le Christ entre le tribunal et le calvaire. À partir du XVe siècle, les Franciscains représentèrent ces différentes étapes par des illustrations, qu’ils placèrent dans leurs églises pour que les chrétiens qui ne pouvaient se rendre à Jérusalem pussent prier et méditer sur chacun des épisodes de la souffrance du Christ. Ce n’est qu’au XVIIe siècle que le nombre des stations fut fixé à quatorze. Les papes Clément XII et Benoît XIV codifièrent la forme du chemin de croix. C’est Benoît XIV qui en 1792 généralisa cette dévotion. Les stations du chemin de croix jalonnent dans chaque église un itinéraire faisant le tour complet de l’édifice. Mais aucune règle ne fixe ni son point de départ ni son sens. Normalement il tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, et c’est le cas à Tarentaise.

La fabrique d’ornements en terre cuite Giscard fut fondée en 1855 par Jean-Baptiste Giscard, qui la dirigea ensuite avec son fils Bernard. Celui-ci l’orienta petit à petit vers la fabrication d’ornements religieux, ce qui assura son succès à une époque où l’on reconstruisait ou restaurait énormément d’églises. C’est en 1896 que l’abbé Bérenger Saunière et Bernard Giscard signèrent le contrat définissant la décoration de l’église de Rennes-le-Château. Au début du XXe siècle, Henri Giscard, fils de Bernard, reprit le flambeau. C’est lui qui devait créer les fameux monuments aux morts de la Grande Guerre. Pour les stations de ses chemins de croix, Bernard Giscard s’inspira entre autres des petits monuments ornés de bas-reliefs formant le chemin de croix de Rocamadour. C’est précisément ce modèle-là qui fut installé à Rennes-le-Château, et aussi dans l’église du village voisin de Mouthoumet.

La Manufacture d’ameublements d’églises Giscard proposait plusieurs modèles de chemins de croix, et pour chaque modèle quatre versions plus ou moins luxueuses : le décor « bas de gamme », avec personnages monochromes et fond uni – le décor « demi-riche », avec personnages polychromes et un fond coloré mais sans décor – le décor « riche », avec personnages et décor de fond polychromes – le décor « extra-riche », avec plus de personnages, en haut-relief, polychromes ainsi que le décor du fond. En outre, Giscard proposait une trentaine d’encadrements différents.

La fabrication d’une station s’opérait à partir d’éléments préfabriqués réalisés et assemblés selon un dessin de base, en fonction des demandes du client. Ces éléments étaient en terre, ce qui facilitait les assemblages, les raccords, les modifications de détails, mais ils n’étaient pas destinés à la cuisson, en raison de leur manque d’homogénéité. C’est pourquoi, une fois l’opération d’assemblage terminée, on coulait par-dessus un plâtre qui, une fois sec, servait de « contre-dépouille », c'est-à-dire de moule en creux, au modèle définitif qui lui était réalisé à l’aide d’une terre fluide et homogène moulée en une seule opération. Une fois sèche, cette terre était démoulée et cuite au four. Mais dans le cas d’un haut-relief destiné aux stations en décor « extra-riche », démouler la terre prête à cuire aurait risqué de l’endommager, précisément à cause des reliefs très accentués. On contournait donc le problème en brisant la contre-dépouille en plâtre. Le moule ne servait alors qu’une fois.

Le chemin de croix de Tarentaise appartient à une série différente de celle de Rennes-le-Château, mais dont on retrouve d’autres exemplaires, en particulier dans les régions du sud-ouest de la France, où l’on fit beaucoup appel à la maison Giscard. Mais on trouve aussi des productions de cette maison dans des régions plus éloignées de Toulouse, Tarentaise en est un exemple. Ce chemin de croix est apparemment en décor « riche » : moins de personnages qu’à Rennes-le-Château, au relief moins accentué, et moins de couleurs pour les vêtements des personnages, la plupart étant blancs. L’encadrement des stations est du type « voûte gothique trilobée », soutenue par deux colonnes à chapiteaux, le tout en couleur « imitation bois ». Nous allons maintenant détailler les stations, en notant différences ou similitudes par rapport à Rennes-le-Château.






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STATION I : JÉSUS EST CONDAMNÉ À MORT



La condamnation a été demandée par le tribunal juif, le Sanhédrin, mais celui-ci n’ayant pas autorité pour la prononcer, et encore moins pour l’exécuter, Jésus est finalement présenté devant l’autorité romaine, représentée par le procurateur Ponce Pilate. Celui-ci ne voit rien à reprocher à Jésus, mais de guerre lasse, peu désireux d’envenimer une situation déjà tendue avec les Juifs, il prononce la sentence de mort, tout en se lavant les mains de cette décision. Le bas-relief de la station représente Jésus vêtu du manteau pourpre, face à Ponce Pilate assis dans un fauteuil. Deux soldats romains se tiennent à l’arrière-plan, et en décor de fond on remarque une arcade, ouverte sur les bâtiments de Jérusalem. La scène est traitée bien différemment à Rennes-le-Château, où l’on voit Ponce Pilate assis dans un fauteuil décoré d’un lion ailé, se lavant les mains dans un plat tendu par un enfant noir, tandis qu’à l’arrière-plan un personnage emporte l’ordre écrit de la crucifixion. Seul le soldat romain est à-peu-près identique, bien qu’inversé.



STATION II : JÉSUS EST CHARGÉ DE SA CROIX



Dès sa sortie du tribunal, Jésus doit, selon la règle, porter lui-même la lourde croix de bois que la tradition lui attribue, image peu conforme à la réalité historique mais admise en tant que symbole. On sait qu’en réalité les condamnés ne portaient que la traverse, qui était ensuite fichée sur un pieu planté en terre en permanence. Il prend le chemin du calvaire, encadré par trois soldats romains qui le fustigent. En fond on remarque des bâtiments de style oriental. La scène est plus intensément dramatique à Rennes-le-Château, où l’on voit Jésus accablé sous le poids d’une croix beaucoup plus grosse. Il est en outre entouré de cinq personnages, quatre soldats romains et un civil penché pour ramasser quelque chose sur le sol. Le décor de fond est moins visible.



STATION III : JÉSUS TOMBE POUR LA 1e FOIS



C’est un épisode absent des évangiles, mais appartenant à la tradition chrétienne. Jésus a un genou en terre et ploie sous la lourde charge. Il est toujours entouré des trois soldats romains. Quelques bâtiments se distinguent dans le lointain. À Rennes-le-Château, Jésus est dans une position identique mais il y a plus de personnages et dans son ensemble la scène est bien différente.


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STATION IV : JÉSUS RENCONTRE SA STE MÈRE

 

Épisode également des saintes écritures mais admis par la tradition relative aux chemins de croix. Jésus vient de la droite, accompagné de deux soldats romains dont un qui brandit des cordes pour le fouetter. Il se retrouve face à deux femmes, dont sa mère la Vierge Marie qui écarte les bras dans un geste d’affliction. En décor de fond on retrouve des bâtiments proches, dont un crénelé. La croix est curieusement « courte », et paraît d’une taille bien insuffisante pour crucifier un homme. La scène est totalement différente à Rennes-le-Château, où Jésus doit se retourner pour voir et toucher sa mère éplorée, accompagnée d’une femme qui doit être Marie-Madeleine, tandis qu’un personnage le tire par son vêtement pour le forcer à avancer. Les bâtiments sont en partie masqués par des insignes romains et un oriflamme, un détail truqué et repeint comme démontré dans l’ABC de RLC.



STATION V : JÉSUS REÇOIT L’AIDE DE SIMON



Comme le précisent trois des évangélistes, en sortant du tribunal les soldats requièrent l’aide d’un homme passant par là, un nommé Simon, originaire de la ville de Cyrène (aujourd’hui en Libye), pour aider Jésus à porter sa croix. Mais traditionnellement, ce n’est qu’à la cinquième station des chemins de croix qu’il apparaît. Jésus ploie toujours sous la charge d’une croix qui s’est « rallongée » depuis la station précédente, un homme musclé l’aide à la soulever, toujours en compagnie des deux soldats romains. En fond on voit là aussi des bâtiments de style oriental, dont une grande arche, figurant sans doute une porte, indiquant que l’on est sorti de la ville. À Rennes-le-Château Jésus est debout et Simon, également représenté sous l’aspect d’un homme musculeux, le décharge totalement de la croix. Comme toujours, il y a davantage de soldats, mais le décor est encore urbain.



STATION VI : JÉSUS IMPRIME SA STE FACE



Nouvel épisode absent des évangiles : Jésus rencontre une femme, à qui la tradition donnera le nom de sainte Véronique, qui essuie le Christ à l’aide d’un linge blanc, sur lequel s’imprime son visage ; toujours en compagnie des deux soldats romains. Le décor de fond change, il n’y a plus de bâtiments mais des arbres et une haie de cyprès. Scène différente à Rennes-le-Château, où Jésus a un genou en terre, et où il y a plus de personnages autour de lui, sur fond de bâtiments orientaux. La différence essentielle vient du fait qu’à Rennes-le-Château Véronique s’apprête à essuyer le visage de Jésus, alors qu’à Tarentaise ce geste a déjà été exécuté et l’image de la sainte face apparaît sur le linge.



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STATION VII : JÉSUS TOMBE POUR LA 2e FOIS



Toujours un épisode sans référence biblique. Jésus est agenouillé, il s’appuie de la main droite sur le sol, et de la gauche il s’agrippe au soldat romain qui l’aide à se relever. Deux autres soldats encadrent la scène, dont un qui soulève la croix. Dans le fond on voit là aussi des arbres, et une montagne lointaine. Bas-relief bien différent à Rennes-le-Château, où Jésus bien qu’agenouillé porte encore sa croix sur l’épaule, soulagé cependant par Simon de Cyrène. C’est un personnage aux culottes élimées qui l’aide à se relever. En décor de fond on voit des tours et l’arche d’une porte, c’est donc seulement à partir de cette station que le cortège sort de la ville.



STATION VIII : JÉSUS CONSOLE LES FILLES D’ISRAËL



Seul Luc décrit cet épisode. Sur le chemin du calvaire, Jésus rencontre des femmes, sans doute celles qui souvent apportent du vin épicé aux condamnés pour les enivrer et adoucir leur supplice. « Filles d’Israël » à Tarentaise, « femmes de Jérusalem » à Rennes-le-Château, elles se lamentent sur le sort de Jésus qui les console et leur conseille de s’apitoyer plutôt sur leur propre sort. Elles ne sont que deux à Tarentaise, dont une très jeune fille agenouillée, quatre à Rennes-le-Château, dont une qui tient contre elle un jeune enfant vêtu d’un tissus écossais, détail conduisant certains à évoquer la tradition maçonnique. À Rennes-le-Château le décor est moins urbain, si l’on voit encore une tour des arbres apparaissent. Curieusement, à Tarentaise le cortège repasse devant l’une des portes de la ville, représentée encore par une grande arche. La position de Jésus est à-peu-près identique dans les deux bas-reliefs.



STATION IX : JÉSUS TOMBE POUR LA 3e FOIS



Dernière scène sans référence évangélique, dont on trouve seulement l’écho dans l’Épître aux Hébreux. Jésus est totalement couché sur le sol, un soldat romain soulève la croix pour le dégager, tandis qu’un autre le tire par son manteau pour l’aider à se lever. En arrière-plan, à nouveau un paysage champêtre avec des arbres lointains. Alors que cet épisode paraît très intimiste ici, la même scène est totalement différente à Rennes-le-Château, où le bas-relief est étudié pour accentuer au plus haut point son intensité dramatique. Un personnage tire Jésus par le bras, sans ménagement, un autre soulève la croix et la porte beaucoup plus haut, et surtout un cavalier romain, cape au vent, juché sur un cheval fringant qui se cabre, apporte un dissymétrie poignante et mouvementée à Jésus immobile, couché au sol.




STATION X : JÉSUS EST DÉPOUILLÉ DE SES VÊTEMENTS



Retour aux épisodes décrits par les évangiles, à partir de cette dixième station. Jésus est debout, tête et regard tournés vers le ciel, bras écartés, dans une posture d’impuissance et de fatalité. Deux soldats le dépouillent de ses vêtements, un troisième à l’arrière lève une main en l’air. Le décor de fond reprend celui de la station VII, avec des arbres et une montagne lointaine, sous un ciel bleu comme dans toutes les stations. Scène bien différente à Rennes-le-Château, où Jésus accablé a la tête inclinée vers le sol ; l’un des soldats brandit haut le manteau rouge, tandis qu’un autre (le bras cassé aujourd’hui) jette les dés qui leur permettront d’attribuer à l’un d’entre eux ce vêtement qu’ils n’osent pas partager. En arrière-plan, sous un ciel qui s’obscurcit, on remarque les silhouettes lointaines des tours de Jérusalem.



STATION XI : JÉSUS EST CLOUÉ À LA CROIX



On étend Jésus sur la croix, posée au sol, et là encore singulièrement courte. Deux soldats tiennent Jésus par le bras droit, un personnage brandit un marteau pour clouer l’autre bras sur la croix. Le décor reprend toujours le paysage champêtre avec arbres et montagnes, sous le ciel bleu. À Rennes-le-Château, on retrouve le Christ dans une position tout à fait identique, mais inversée, avec le même effet de « raccourcissement » dû à la perspective. Le même personnage brandit son marteau, et un soldat tient également le bras de Jésus, mais le gauche à cause de l’inversion. Le ciel est quasiment noir et on ne distingue aucun détail d’arrière-plan.



STATION XII : JÉSUS MEURT SUR LA CROIX



Jésus est cloué sur sa croix, la tête inclinée est tournée vers sa mère, qui le regarde en écartant les bras, tandis qu’une autre sainte femme porte une main à son visage. On remarque la trace du coup de lance destiné à l’achever, sur le flanc droit. Marie-Madeleine est agenouillée au pied de la croix, qu’elle étreint de ses bras. À droite, saint Jean tient contre lui le livre permettant de l’identifier comme un évangéliste, il tourne sa tête vers Jésus. Les soldats romains ont disparu. Le décor montre toujours le même paysage champêtre, mais le ciel rougeoyant et nuageux est déchiré par des éclairs jaunes. La scène est assez semblable à Rennes-le-Château, bien que montrant plus de personnages. La position de Jésus est identique, celle de Marie-Madeleine aussi, mais inversée. Aucune trace du coup de lance. Il y a trois saintes femmes, dont Marie, Jean à droite en compagnie de deux soldats. Détail peu noté, le ciel chargé de nuages est également déchiré par des éclairs, de couleur rouge.




STATION XIII : JÉSUS EST DESCENDU DE LA CROIX



Marie tient sur ses genoux le corps de Jésus, sans vie, elle lève la tête vers le ciel en tendant le bras droit, semblant implorer la clémence divine. Très curieusement, la trace du coup de lance change de côté et passe sur le flanc gauche ! À gauche un personnage est agenouillé, sans doute Marie-Madeleine. À droite, un autre personnage qui doit être saint Jean porte sa main droite sur son cœur, tandis que le bras gauche est tendu vers le sol. Un linge va d’un bras de la croix à l’autre, en formant un demi-cercle. On retrouve le paysage champêtre, et dans le ciel les nuages s’écartent pour laisser paraître le ciel bleu, des rayons de lumière tombent du ciel. Scène bien différente à Rennes-le-Château, où Jésus est descendu de la croix par plusieurs personnages, dont un juché au sommet d’une échelle. Le ciel s’éclaircit mais reste rougeoyant.



STATION XIV : JÉSUS EST MIS AU TOMBEAU



Le corps de Jésus, avec la trace du coup de lance là encore sur le flanc gauche, est porté par Joseph d’Arimathie et Nicodème, ainsi qu’il est raconté dans les évangiles. Ils pénètrent dans le tombeau où il sera enseveli. Par l’ouverture, on distingue encore le paysage champêtre habituel. Un personnage qui pourrait être saint Jean brandit une torche fumante pour éclairer la scène. À gauche, Marie-Madeleine se laisse aller à la douleur dans les bras de Marie. On dirait que des stalactites pendent du plafond, le tombeau serait donc une grotte naturelle. Scène un peu différente à Rennes-le-Château, où Joseph d’Arimathie et Nicodème tiennent de même façon le corps de Jésus, également avec la trace du coup de lance à gauche, mais c’est Marie qui pleure dans les bras de saint Jean, tandis que Marie-Madeleine reste agenouillée au pied de Jésus. Il y a cependant un détail concordant entre les deux scènes, c’est la pleine lune qui a fait couler tant d’encre à Rennes-le-Château, et qui est également visible à Tarentaise, preuve que ce détail n’est pas imputable à l’abbé Saunière mais plutôt à Giscard, on le retrouve d’ailleurs sur d’autres de ses chemins de croix. Certes, on peut toujours imaginer que les stations de Rennes-le-Château ont servi de modèles à d’autres…



En conclusion, deux séries de stations assez différentes à Rennes-le-Château et à Tarentaise, même si certains détails sont identiques, selon le principe de l’assemblage de personnages préfabriqués, et l’on remarque une nouvelle fois que ces détails sont souvent inversés à Rennes-le-Château. Il nous reste le plaisir de contempler une œuvre du statuaire Giscard bien loin de Toulouse, dans une région plutôt marquée par le statuaire Fabisch, qui à la même époque était le sculpteur officiel du diocèse de Lyon, et a laissé des chemins de croix dans le même style que ceux de Giscard, comme dans l’église de Valfleury qui est l’œuvre de son compère l’architecte Pierre Bossan. Valfleury et Bossan sont des éléments que l’on relie aujourd’hui à l’affaire de Rennes-le-Château… Autant d’indices qui devront attirer notre attention, mais ce sera pour une prochaine fois…






TOUT CE TRAVAIL PARTICULIÈREMENT
SOIGN
É  A ÉTÉ RÉALISÉ PAR PATRICK BERLIER