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MAI 2008
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L’ORDRE DU TEMPLE
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Par RENARD GAMBLINE
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Retournons
faire un survol rapide dans cette l’Histoire…. |
Tout commença
au temps de la civilisation égyptienne, où apparaît
Thot avec toutes ses connaissances, il sera défini comme le dieu des
lettres et des sciences. Thot apporta un enseignement
primordial de la Tradition, mais il fut considéré comme maudit
par certains, du fait que cet enseignement permettait à l’Homme de
se hisser au rang des dieux par l’intermédiaire d’un livre symbolique
(le livre de Thot). L’héritier du
livre de Thot fut Pythagore qui au retour d’Égypte fonda une école
dans laquelle des principes et règles stricts furent enseignés
aux adeptes ce qui permit de transmettre cette science à certains
initiés de ses disciples. On retrouve plus tard
le livre de Thot au sein d’un groupe mystérieux les Presbitéros
Johanes. Ce sont eux qui écrivirent l'évangile de Jean environ
deux siècles après Jésus Christ. Cette l’Église
ésotérique de Jean, donna plus tard naissance à l'Ordre
du Temple. Pour aboutir au siècle de Saint Bernard. Saint-Bernard de Clairvaux
cet initié celte fut missionné pour créer
l'Ordre du Temple. Il va favoriser le culte de la Vierge. Certes,
mais de quelle Vierge ? « Il ne convient pas que l’épouse du
Verbe soit stupide… » dit Saint Bernard ! Par cette affirmation à peine voilée,
Saint Bernard l’initié, nous montre qu’il accédait à
d’autres connaissances que celles véhiculées au niveau du
vulgaire ! N’a-t-il pas avec véhémence la notion de l’Immaculée
Conception ? Comment
faire coïncider sa dévotion au culte de la Vierge sans rien
renier de son initiation celtique ? Dans un trait de génie, ou une
inspiration divine, il va inventer l’expression : Notre Dame ! Ainsi, le culte de la Vierge Marie habilement
rebaptisé Notre Dame va pouvoir se développer dans l’ensemble
de la chrétienté, sans que celle-ci ne soupçonne un
seul instant que Notre Dame, pour les initiés, désigne en fait
la Déesse - Mère d'une part et que d'autre part il n'est pas
interdit de penser que derrière Notre Dame soit cachée Marie de Magdala …
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Un mot d'ordre fut
lancé, délivrer le tombeau du Christ. Neuf chevaliers, furent
mandatés par Saint-Bernard de Clairvaux pour aller à Jérusalem.
Hugues de Payns fut le représentant pour rencontrer le Patriarche
de Jérusalem, Baudouin Ier, qui leur attribua pour se loger les anciennes
écuries du Temple de Salomon, ainsi que protection. Vivant exclusivement de dons, on leur donna
le nom de "pauvres chevaliers du Christ "
ou Templiers. Là, né en 1128 l’Ordre du Temple,
Saint Bernard rédige et diffuse la règle pour
l'Ordre du Temple avec un héritage Traditionnel
de connaissances qui bouleversa le moyen-âge. Un concile se
réunit à Troyes en Champagne et sur la base des travaux de
Saint Bernard, ils octroient une règle primitive à l'Ordre.
Cette règle initiale, dite "Règle Latine" a été
traduite, adaptée, réformée et complétée
au fil des ans par la publication des "Retraits".Cette règle
a était divisée en plusieurs parties. Après la fondation du royaume chrétien
de Jérusalem par Godefroy de Bouillon et ses croisés, les
9 chevaliers de France décidèrent de s'installer en 1118,
en terre Sainte dans le but de créer un ordre à la fois monastique
et militaire. Devant le patriarche chrétien de Jérusalem,
les neuf chevaliers firent vœux de chasteté, pauvreté et obéissance. Voila qui fit d'eux des religieux bien qu'ils
n'en avaient pas l'habit. Étant des soldats, ils s'occupèrent
de la sécurité des routes menant à Jérusalem.
Pour se faire
reconnaître ces moines soldats, adoptent la tenue du manteau blanc frappé d'une
croix rouge sur le cœur que portait
déjà l’Ordre Soufis avec lequel ils avaient fait fusion. Ils
établirent les principes fondamentaux de la Chevalerie, ils eurent
une puissance considérable. Ces moines soldats enseignaient au sein
de leur Ordre le livre de Thot. |
L’Ordre du Temple est bien évidemment
placé sous la protection de Notre Dame, toutes les Cathédrales
construites grâce aux Templiers, seront certes dédiées
à la Vierge Marie, et s’appellent toutes Notre Dame. L'ordre s'agrandit rapidement et parmi les
9 fondateurs Hugues de Payns fut élu chef. 10 années après
la fondation on pouvait déjà compter 300 chevaliers du Temple
commandant une milice de trois mille hommes. Il faut noter que parmi eux
il n'était pas rare de trouver des excommuniés désireux
de se réhabiliter ou de se faire oublier. Ce furent les Cisterciens qui guidèrent
les premiers pas de l'ordre du Temple et notamment le soutien accordé
par leur chef Saint Bernard que l'on surnommait "l'arbitre des rois et des
papes" tant son influence était grande. Il permit à l'ordre
du Temple d'obtenir la reconnaissance officielle par le pape Honorius II.
Les caisses de l'état
étaient vides, Philippe le Bel convoita alors les possessions et
les biens des templiers. Jacques de
Molay, dernier Grand Maître de l'Ordre du Temple savait que la fin
de leur Ordre était proche, ils établirent des plans très
précis pour l’avenir et fuir ? |
![]() Templiers et Hospitaliers |
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![]() Jacques de Molay Dernier grand maître de l'Ordre (1244-1314) |
Le 13 octobre 1307 à l'aube, les baillis
et sénéchaux du roi de France, « Philippe IV »,
ouvrirent les lettres closes que le Conseil royal leur avaient fait parvenir
quelques jours avant et qui leur donnaient l'ordre d'arrêter tous
les Templiers vivant dans le royaume. Les hommes de Philippe
le Bel arrêtèrent Jacques de Molay, Geoffroy de Charney et
Geoffroy de Gonneville avec de nombreux autres chevaliers. Tout d’abord,
nous savons que par une lettre du 9 juillet 1307, donc quatre mois avant
l’arrestation, le pape Clément V tenta d’avertir Jacques de Molay
qu’une machination s’organisait contre l’Ordre. Alors pourquoi se sont-ils
laissés faire ? Surtout qu’ils avaient tout organisé et
que l’on ne trouva pas leurs fabuleuses richesses, ni aucun de leur document
dans les commanderies ? Énigme capitale. Après sept ans
d’emprisonnement au château de Chinon un dignitaire de l'Ordre,
Geoffroy de Gonneville s'échappa mystérieusement de sa prison. En 1310, le roi fit brûler 54 Templiers
comme relaps et 36 autres moururent sous la torture. Le pape, cédant
à ces pressions, prononça la dissolution de l'ordre le 3 avril
1312. Les biens de l'ordre seront dévolus aux Hospitaliers, partout
en Europe, sauf en Espagne, où un nouvel ordre fut créé
pour recueillir l'héritage. Jacques de Molay, (dernier grand maître
du Temple et vingt-deuxième), Geoffroy de
Charney et d'autres chevaliers furent brûlés sur l'Île
aux Juifs à Paris, le vendredi 18 mars 1314, sous les yeux du roi. Les chevaliers ayant
échappé au massacre furent réunit à Spalato
en Dalmatie ils préparèrent la mission future de l'Ordre selon
les plans précis. « Geoffroy de Gonneville déclara
que l'Ordre ressurgirait dans 650 ans ». Durant ce laps de temps,
trois groupes sont nommés pour préparer le futur : Le
Groupe Pouvoir - Groupe Savoir - Groupe Sagesse. Le Groupe Pouvoir élut domicile
à Paris. Son action allait promouvoir la Franc-Maçonnerie,
héritière pour le savoir « temporel »
de l’Ordre du Temple. Le Groupe Savoir ou Fede Santa élut
domicile à Rome. Permit d’orienter la papauté vers des idées
religieuses avec spiritualité et tolérance. Le Groupe Sagesse celui des Fidèles
d'Amour, " I FIDELI D'AMORE " eut pour mission de perpétuer la Tradition
et de former des groupes d'Initiés. Ils ont su préserver,
à travers le temps jusqu'à aujourd'hui la fameuse Voie de la
Tradition Initiatique, afin que la Connaissance puisse être transmise. |
Deux autres ordres à la fois religieux et militaires sont nés des suites des croisades.
Le second ordre entrant aussi en concurrence
était celui des "chevaliers Teutoniques". Ordre fondé en 1190
et qui était composé exclusivement d'allemands habillés
en manteau blanc frappé d'une croix noire. Il existe encore 3 exemplaires de la règle
des Templiers dans lesquels l'organisation hiérarchique y est décrite
en détail. La confrérie était très fermée
et seules les personnes nobles de naissance, pouvaient accéder au
pouvoir. Tous les membres de l'ordre étaient liés à
la règle, à leur tête se trouvait le Grand Maître
siégeant à Jérusalem. Le Grand Maître ne possédait
cependant pas les pleins pouvoirs et les décisions étaient prises
avec le chapitre (l'assemblée). En dessous du grand maître il
y avait le sénéchal, l'assistant du Grand Maître, le
maréchal, le chef de guerre, le commandeur, le trésorier de
la communauté. La règle était souple sur quelques
points. Dans certains cas il était possible aux hommes mariés
de faire partie de l'ordre et il était même déconseillé
de pratiquer l'abstinence absolue qui eût rendu les chevaliers inaptes
au combat. Celle-ci assurait à l'ordre de nombreux privilèges
: en effet, il était exempt d'impôt mais pouvait en percevoir.
Il pouvait rendre sa propre justice tout en possédant l'immunité
judiciaire. Il possédait son propre clergé et les évêques
n'avaient aucune autorité sur eux. Seul le pape avait une autorité
supérieure au Grand Maître. Voilà les dispositions exceptionnelles
qui permirent aux Templiers d'acquérir une formidable puissance
en Orient, puissance qui s'étendit ensuite à l'Europe. Posons-nous la question de savoir, très
succinctement, d’où vient le nom : l’Ordre du Temple ? Plusieurs hypothèses ont été
avancées, la première, la plus tangible, est celle à
laquelle j’ai fait allusion, les neuf premiers chevaliers qui se sont installés
à Jérusalem à l’emplacement des anciennes écuries du Temple de Jérusalem.
Puisque le but même des chevaliers templiers était de former,
en quelque sorte, l’harmonie du monde, d’arriver à une entente entre
tous les peuples, à une unité pour former des États-unis.
Tel était déjà l’état d’esprit du Compagnonnage.
Le Temple, dans sa définition même, et en dehors de toute religion,
est donné comme représentant l’Harmonie. Il est construit
toujours symboliquement par deux colonnes, l’une carrée, l’autre
ronde, la carrée représente la Connaissance, c’est la colonne
que vous pouvez construire avec une équerre, la ronde représentant
l’amour, colonne ronde que vous pouvez construire avec un compas, et au
sommet des deux colonnes, qui associe en complémentaire le dualisme,
se trouve le fronton, sous la forme d’un triangle, le symbole même
de la divinité dans sa triplicité. Et c’est ainsi qu’à
travers quantité de traditions, le Temple était construit dans
un lieu bien choisi, orienté selon des normes particulières,
des nombres déterminés. Tel était le cas du Temple de
Salomon, et ces notions étaient communes aussi bien à l’Occident
qu’a l’Orient. |
En somme, les chevaliers du Temple, qui s’installaient
dans la Jérusalem terrestre, avaient pour but de préparer
ce que les textes sacrés annoncent pour une ère prochaine,
« la Jérusalem Céleste », car sur le
plan terrestre faut-il que cela soit préparé. « La
Jérusalem céleste, décrit dans le Nouveau Testament
(Apocalypse de Saint Jean 21-9 et suivants) est donnée comme ayant
550 km de côté et 3 portes par côté soit douze
portes) les douze signes du zodiaque. C’est la raison très précise
pour laquelle l’église du Temple de Paris, qui se trouvait à
l’emplacement actuel du square du Temple, devant la mairie du 3ème
arrondissement, comportait une rotonde à douze pans.
Selon certains, l’ordre du temple existait
auparavant sous une autre forme. Existe-t-il toujours ? Il y a encore maintes de questions que l’on pourrait
se poser, comme le drapeau mi-partie blanc, mi-partie noir, pourquoi ce
drapeau portait-il le titre de beauséant et que voulait-il dire ?
Pourquoi trouve t-on dans leurs armoiries l’étoile a huit branches,
une croix rouge à huit pointes, du nombre neuf, de la couleur rouge,
de la croix pattée. Etc… Abordons le Baphomet cette forme informe
symbole secret. |
Le Baphomet
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Nous arrivons à présent au cœur
d’un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre dans
l’histoire des Templiers c’est bien celui du Baphomet. Certains ont
voulu y voir une statue magique ayant des vertus.
Le terme de Baphomet remonte au procès
des Templiers entre 1307 et 1314. Mais que signifie ce nom ? On a
donné de nombreuses interprétations, toutes plus intéressantes
les unes que les autres. Paul le Cour, (fondateur de l’Association ATLANTIS en 1926
°www.atlantis-site.com) utilisant
la langue grecque qu’il considérait à juste raison, comme
la langue des mystères, donnait les correspondances suivantes :
Or Dieu est dit « Lumière
et Vie », et la Sagesse c’est SOPHIA, l’aspect féminin
du Christ chez les premiers chrétiens. M. Dupuy-Pacherand, collaborateur d’Atlantis aujourd’hui
décédé a donné dans la revue Atlantis
une autre interprétation en retournant chacune des trois syllabes
du mot :
— De telle
sorte que le mot Baphomet pourrait se traduire ainsi : « Tranche
ou parcelle du grand serpent cosmique » et qui est lié
à son origine. — Mais cette phrase prend tout son sens si l’on
considère la valeur numérale de chacune des lettres grecques
qui compose le nom. Celle-ci en effet donne 918, ce qui par réduction
donne 9, nombre évoqué plus haut. Or ce
nombre est une clef que l’on retrouve dans toutes les grandes mesures cosmiques
que nous connaissons maintenant, en rapport tout aussi bien avec la définition
astronomique du mètre, qu’avec les dimensions de la grande pyramide,
ou la loi scientifique de la précession des équinoxes. — En latin une composition des abréviations
"Templi omnium hominum pacis abhas", signifiant "le père de la paix
universelle entre les hommes." Le Baphomet
peut
se décoder comme étant
la Sagesse « il ne peut y avoir que peu de doutes sur le fait
que l’idole des Templiers représentait la Sophia en son aspect féminin
et isiaque (La table isiaque : Célèbre monument de
l'antiquité sur lequel sont représentés les mystères
Isis) et qu’elle était liée à Marie Madeleine
dans son aspect chrétien ».
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Lisons à présent un extrait de « Les demeures philosophales » ([Tome 1, pp. 200 à 206) de Fulcanelli : « Dans l’expression hermétique pure, correspondant au travail de l’Œuvre, Baphomet vient des racines grecques Bapheus, teinturier, et mès, mis pour mètè, la lune, à moins qu’on ne veuille s’adresser à mèter, génitif mètros, mère ou matrice, ce qui revient au même sens lunaire, puisque la lune est véritablement la mère ou la matrice mercurielle qui reçoit la teinture ou semence du soufre, représentant le mâle, le teinturier, Bapheus - dans la génération métallique. Baphè a le sens d’immersion et de teinture. Et l’on peut dire, sans trop divulguer, que le soufre, père et teinturier de la pierre, féconde la lune mercurielle par immersion, ce qui nous ramène au baptême symbolique de Mété exprimé encore par le mot baphomet. Celui-ci apparaît donc bien comme l’hiéroglyphe complet de la science, figurée ailleurs dans la personnalité du dieu Pan, image mythique de la nature en pleine activité. Le mot latin Bapheus, teinturier, et le verbe meto, cueillir, recueillir, moissonner, signalent également cette vertu spéciale que possède le mercure ou lune des sages, de capter, au fur et à mesure de son émission, et cela pendant l’immersion ou le bain du roi, la teinture qu’il abandonne et que la mère conservera dans son sein durant le temps requis. C’est là le Graal, qui contient le vin eucharistique, liqueur de feu spirituel, liqueur végétative, vivante et vivifiante introduite dans les choses matérielles. Regardons l’étude que Pierre Dujols l’érudit et savant philosophe nous dit : Les frères du Temple, dit l’auteur, - on ne saurait plus soutenir la négative, furent vraiment affiliés au Manichéisme. Du reste, la thèse du baron de Hammer est conforme à cette opinion. Pour lui, les sectateurs (Partisan) de Mardeck, les Ismaéliens, les Albigeois, les Templiers, les Francs-maçons, etc., sont tributaires d’une même tradition secrète émanée de cette Maison de la Sagesse (Dar-el-hickmet), fondée au Caire vers le XIe siècle, par Hakem. L’académicien allemand Nicolai conclut dans un sens analogue et ajoute que le fameux Baphomet vient du grec Baphomètos, symbole pythagoricien, mais arrêtons nous un instant à l’étymologie du mot baphomet. L’idée de Nicolai est recevable si l’on admet, avec Hammer, cette légère variante : Baphè Mètèios, qu’on pourrait traduire par baptême de Mété. On a constaté, justement, un rite de ce nom chez les Ophites. En effet, Mété était une divinité androgyne figurant la Nature naturante. Proclus dit textuellement que Métis, nommé encore Epikarpaios, ou Natura germinans, était le dieu hermaphrodite des adorateurs du Serpent. On sait aussi que les Hellènes désignaient, par le mot Métis, la Prudence vénérée comme épouse de Jupiter. En somme, cette discussion philologique avère de manière incontestable que le Baphomet était l’expression païenne de Pan. Or, comme les Templiers, les Ophites avaient deux baptêmes : l’un, exotérique celui de l’eau, l’autre, ésotérique, celui de l’esprit ou du feu. Ce dernier s’appelait le baptême de Mété. Saint Justin et saint Irénée le nomment l’illumination. C’est le baptême de la Lumière des Francs-maçons". |
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Ce Baphomet porte les cornes
et le flambeau de la vie, et l'âme vivante de ce flambeau, c'est dieu
d’après Éliphas Lévi. Au 19e siècle, des écrivains
comme Éliphas Lévi et Albert Pike font beaucoup de fausses
accusations contre les Templiers pour transformer le nom de Baphomet en une
véritable Divinité. Éliphas Lévi, dans le milieu des années 1800, établit pour la première fois et publie l'image présentée ici comme un Baphomet assis, hermaphrodite, ailé, tête et pattes de chèvre, corps d’homme avec seins de femme, une flamme sur son front et un caducée sur son abdomen. |
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Nier la mort c’est nier la vie. Les aspects de
la divinité mâle et femme qu’est Baphomet sont toujours soulignés
car c’est par le sexe que la vie est créée et la sexualité
mesure la force vitale ou la vitalité, quelle que soit la manière
dont elle est exprimée. Presque toutes les mythologies gardent en mémoire
des légendes relatives aux énergies reptiliennes qui précédèrent
les dieux eux-mêmes. Ainsi, dans de nombreuses cosmologies, nous avons
des serpents-Leviathans entourant l’univers, ou des Tiamat-dragons d’où
émergent toutes les existences. Les dieux sont souvent décrits
comme ayant emprisonné ces forces reptiliennes, ou cherchant à
les détruire. Il existe un ensemble de documents templiers sur lesquels
on peut examiner des symboles et des personnages dont l’essence remonterait
aux cultes de Priape ou du Serpent. |
![]() Collection
Privée Moulage
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Sur l’un de ces documents, l’on peut examiner une figure nue portant une coiffure à la Cybèle (Déesse de la terre, fille du ciel, épouse de Saturne) qui tient une chaîne de ses deux mains et qui est entourée de symboles divers, le soleil et la lune au-dessus d’elle, en dessous, le pentagramme et l'Hegagramme (Pentagramme, pentacle ou pentalpha sont les noms ésotériques qui désignent une étoile à cinq branches. Le préfixe penta- (πεντα) signifie « cinq » en grec.) et sous ses pieds un crâne humain. Cette chaîne est le symbole des anneaux du serpent et donc de la fraternité des ophidiens. On trouve aussi un texte en langue arabe que l’on ne peut traduire directement, mais, toutefois, si l’on applique une grille de décodage, le sens est : « Que Meté soit loué ! Il fait germer et fleurir toutes choses ! Il est notre principe qui est un et sept ! Abjure ta foi et abandonne-toi à tous les plaisirs ». Sur un autre document, on peut examiner deux personnages androgynes : - le premier est plutôt féminin mais pourvu d’un sexe masculin. Il tient une chaîne dans chaque main. - le second est de type masculin portant une barbe et ayant un sexe féminin. Il porte également une chaîne dans chaque main. Sur les côtés sont disposées 12 étoiles, à gauche en bas, il y a un Pentagramme et à droite un Hexagramme. Sous ses pieds, il y a un crâne humain c’est toujours le symbole des anneaux du serpent et de la fraternité des ophidiens. |
Par ce petit raccourci tout est dit sur l’Ordre du Temple. Aujourd’hui
nous sommes toujours à la quête des trésors dissimulés
et des Archives, car depuis la mort du roi de France et du pape, consécutives
à celle de Jacques de Molay, le mythe n’a fait que croître,
surtout à partir du XVIIIème siècle au moment des constitutions
de confréries comme les Francs-Maçons. Certains
mouvements se réclament du Temple. Or l'ordre du Temple de l'histoire
exotérique n'est plus. Il est probable qu’il existe des héritiers
de l’âge d’or de l’Ordre du Temple, des ordres partageant aujourd’hui
les mêmes valeurs. Attention nombreux sont
ceux qui revendiquent l’héritage des Templiers. Il n’est pas indiqué
de croire sur parole ceux qui affirment être en possession de cet
héritage.
RENARD GAMBLINE
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Héritage
et Héritiers.
Dans
ce remarquable Dossier, Renard
Gambline nous laisse de précieuses clefs initiatiques. Ceux
qui ouvrent ou gardent certaines portes
hermétiques, au mieux
le savent parfaitement et au pire le perçoivent suffisamment .....Thierry Rollat
qui remercie pour tous ces fins partages et qui félicite pour
l'étendue d'un savoir, un auteur doué, venant de nous proposer un
texte fort, plutôt un intervenant rare faisant partager ici des développements
clairs .....
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