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... Le Souterrain de Trèves ...
... Reflet du Méridien Zéro ... |
Le Dossier de Juin 2008
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Par
Michel Barbot |
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Par trois
fois, le Père Chavannes affirme dans ses écrits que le souterrain de Trèves
aurait une longueur qu’il évalue à un kilomètre. Cette distance, ainsi que le
notait Thierry Rollat en octobre 2007 dans son article « Guillaume de Roussillon – Un Héros au service de
En affirmant une identique longueur pour le souterrain de Trèves, l’abbé ne voulait-t’il pas l’associer à celui des Chances ? Répondre par l’affirmative serait peut-être hasardeux. Il convient malgré tout de noter que pour se rendre de Trèves aux Chances, le voyageur passait obligatoirement par la « Croix Saint-Adon » érigée en un point précis de la « Géographie sacrée » du Pilat (1). Nous savons que saint Adon (qu’il s’agisse du frère de saint Ouen ou de l’archevêque de Vienne) a marqué de son sceau, l’histoire secrète du Pilat. (1) Patrick Berlier :
« Au confins du Jarez », tome 4 – Action Graphique éditeur, Saint-Étienne. |
Le Mètre étalon Ce kilomètre, le mille mètre impossible, par la
rondeur de ce chiffre, pourrait dans l’optique de l’abbé Chavannes, faire
référence à la mesure étalon de la longueur : le mètre. Banalisé
aujourd’hui, son origine fut une véritable aventure placée sous le signe des
sciences les plus avancées alliées à A la demande
de Louis XIV, Cassini et Picard en 1669, matérialiseront l’axe solaire de Sur
cet axe solaire, vont se matérialiser le Méridien de Paris qui permettra de
calculer l’heure exacte et le Méridien Solaire. Au centre de l’Observatoire de Paris construit à cet
effet par Claude Perrault, frère de Charles Perrault auteur des Contes de ma Mère l’Oye, furent gravées dans
![]() Le
Méridien
Solaire est aujourd’hui encore matérialisé au sol de
l’église parisienne de
Saint-Sulpice, distante d'une centaine de mètres du
méridien de Paris, et dans la cathédrale
Saint-Étienne de Bourges ou les rayons
solaires viennent frapper une bande de
cuivre marquée d’un cercle gravé dans le sol. Le Méridien de Paris, par sa
proximité de Saint-Sulpice et de Saint-Étienne est associé au nombre 17 qui
exalte le 17 janvier, jour consacré à sainte Roseline, saint Antoine l’Ermite
ou l’Égyptien et saint Sulpice de Bourges. Roseline symbolise ainsi
Ce furent les Cassini, illustre dynastie d’astronomes, qui déterminèrent
le tracé de
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La cité
italienne de Turin est construite sur le 45ème parallèle, signalé par
l’obélisque de Suivant la tradition ésotérique
turinoise, celui qui possède une relique du Christ les possède toutes. C’est ainsi
que l’on croit que l’église de Il fut par ailleurs longtemps admis que le 45e parallèle qui passe à Margaux (la région de Bordeaux) était la latitude idéale pour produire des vins de grande qualité. Cet aspect du 45e parallèle, a pareillement été mis en relief pour Le Côtes du Rhône d’Hermitage ou bien encore de Jaboulet… Dans le
village de Pont de l’Isère, un monument symbolise cette ligne avec une
inscription : « ici commence le midi ». L’aspect touristique du 45ème
parallèle fut très tôt exploité par les Chemins de Fer. Jadis à Milan, le Simplon-Orient-Express avait une correspondance avec le
Bordeaux-Milan passant par Lyon, le Mont Cenis et Turin. Par manque de
rentabilité, cette ligne du 45e
parallèle fut supprimée en 1925. |
L’abbé Chavannes évoquant pour le souterrain de Trèves, une
longueur plus que douteuse, d’un kilomètre ou mille mètres, a très bien pu, à
demi-mot, faire allusion au Méridien de Paris dont la localisation permit
ensuite la création du mètre étalon ? L’ecclésiastique rédigea une phrase
énigmatique qui aujourd’hui encore pose quelques interrogations : « Il faut bien que chacun ait sa part
au banquet de la science, à présent
que tout le monde sait lire. » Cette phrase jugée importante, apparaissant
en page 7, version 1871du livre de l’abbé, pourrait faire allusion à l’Académie
des Sciences qui eut pour membres éminents, les illustres savants qui
travaillèrent à la matérialisation de Voici ce qu’écrivit le
Père Chavannes, afin d’expliquer les raisons qui motivèrent la rédaction de son
livre sur Trèves : « Son unique but est de rappeler à la génération actuelle le passé qu'elle oublie, le présent qui l'intéresse, l'avenir qui la regarde, pour l'engager à continuer un jour à glaner comme il l'a fait (l’auteur parle de lui), et à rédiger avec plus d'éloquence l'histoire des faits nouveaux. Il faut bien que chacun ait sa part au banquet de la science, à présent que tout le monde sait lire. » Par sa position
géographique – 45° 32 de latitude nord – la commune de Trèves apparaît intimement liée
au 45e parallèle. La jonction de cette latitude avec le Méridien de
Paris, s’effectue sur le territoire de la commune de Saint-Fréjoux en Haute Corrèze.
Pour
déterminer Le blason d’Ussel
(du gaulois Uxello : « élevé »), se lit : « D’Azur à |
![]() BLASON D'USSEL
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Il est plaisant
d’imaginer à l’époque médiévale des « hirondelles blanches », sous la
houlette des « blancs manteaux » ou Templiers, faisant halte à Trèves
puis remontant le 45e parallèle jusqu’à Saint-Fréjoux et au-delà...
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Bien qu’aucune
certitude ne vienne confirmer une discrète présence templière dans le sillage
du souterrain de Trèves, un indice, tel le fronton de la maison du Fay, tente à
le démontrer. L’église de Trèves fut placée sous la dédicace de Sainte Marie et
de… Saint Roch dont le nom a pour origine le francique « hrok »,
désignant une tunique. Le blason de Trèves, aussi récent
soit-il, est important. Il se lit :
« De Sinople à un Pairle d’Or ».Le pairle évoque en première
lecture, le nom latin de Trèves : tri
vium les « trois voies ». Cette figure héraldique a pour
étymologie, le latin pergula évoquant
les fourches qui soutiennent les treilles. En langage blasonné, le pairle est
homonyme de perle et l’ensemble se lit : « Si
noble est la perle (qui) dort ». Nous retrouvons en filigrane la
symbolique du conte de Charles Perrault : « Au sujet de ce
blason, Patrick Berlier me signale que le Y peut aussi évoquer le symbole du
Bélier en tant que signe du Zodiaque. Or, cette symbolique serait d’autant plus
intéressante qu’elle nous renvoie à Saint-Fréjoux et au plateau de Millevaches. |
![]() Saint-Fréjoux, le double…,
doit sa célébrité à saint Etienne de Vielgo dit d’Obazine qui y fonda en 1143, l’abbaye cistercienne de
Bonnaigue où il mourut en 1159. Son corps fut ramené à dos d’homme à Aubazine
(Corrèze). À Saint-Fréjoux se trouvaient aussi les châteaux de Chabanne et de
Bazaneix (ou Basanet). Ce dernier dont
l’origine remonte au 12ème siècle, se dresse à
![]() www.casteland.com/pfr/chateau/limousin/correze/bazaneix/bazaneix.htm
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Faut-il penser qu’en Haute Corrèze se trouverait un souterrain reflet (doublure) de celui de
Trèves ? Les traditions locales font effectivement mention d’un important
dépôt templier caché non pas en périphérie du plateau de Millevaches mais à
l’intérieur. Dans la commune de Peyrelevade (
![]() (4) « À (5) La croix représentée ici, se trouverait à Lonzac mais elle n’est assurément pas sans rapport avec celle se dressant à Peyrelevade. |
À Courteix, ancienne commanderie templière, selon la légende, « sous la dalle de Bien que B. F. de Bezaure associe le Bélier templier du plateau de Millevaches, au thème égyptien d’Amon/Ra, d’autres pistes, celto/druidique ou bien encore hébraïque pourraient être évoquées. Certains chercheurs pensent qu’un tel trésor placé sous le sceau du Bélier trouverait son origine dans l’Ère du Bélier auxquels se rattachent les personnages mythiques d’Abraham chez les Hébreux et de Ram chez les Celtes. Sur la commune de Peyrelevade, se trouve la chapelle du Ra(t) dont le nom est une déformation locale de « LOU RO », « Le Roc ». Lieu de pèlerinage, elle était le centre d’une bénédiction de chiens le jour de la saint Roch, protecteur du monument. On y amenait les enfants malades que l’on baignait dans les cuves de pierres. Le chemin de croix, dont il reste quelques croix, a été indulgencié par l'un des papes limousins au 14ème siècle. Sur le
site Internet (6) des amis
de Saint-Setiers (7) (commune
voisine de Peyrelevade) réalisé par Jean-Paul Pasquet, est évoquée la légende
du Chariot d’Or des Templiers. Au 15ème siècle, les gens racontaient qu’un
chariot débordant d’un fabuleux trésor, emprunta le souterrain qui reliait les châteaux
de Saint Germain, Rochefort et Madiolet. J.-P. Pasquet commente : « Bien sûr
aujourd’hui les personnes bien renseignées (et certainement intéressées par la
légende) vous diront qu’un souterrain long de L’auteur, peut-être par sa connaissances des mystères
templiers de (7) Cette commune tire son nom d’un saint local nommé… Sagittaire. |
L’importance du 45ème parallèle pour la
découverte du mètre, n’est pas sans rappeler que le 48ème parallèle aurait
déterminé jadis la coudée de la cathédrale de Chartres... Cette latitude qui
traverse
En quoi le Tréhorenteuc breton peut-il être associé à la
double énigme de Trèves et de Saint-Fréjoux ? Un premier élément de
réponse apparaît dans l’étymologie populaire
du nom breton de cette commune : « Nos Trois Sentiers (8)»...
J. Markale ne pense pas qu’il faille véritablement associer
l’œuvre de l’abbé
Gillard à celle de l’abbé Saunière même si
dans l’église de Tréhorenteuc, le
Chemin de Croix est pareillement inversé. D’autres chercheurs
restent malgré
tout plus nuancés sur la question car il existe à
Tréhorenteuc mais aussi dans d’autres églises de
Brocéliande, des aspects
rappelant l’église de Rennes-le-Château, à
commencer par le diable de
Campénéac…
Dans la 5ème station du Chemin de Croix de Tréhorenteuc où figure Simon de Cyrène,
apparaît un Bouvier dirigeant un attelage de bœufs… L’abbé Gillard écrivit
qu’il plaça cette station, à l’entrée en Ille-et-Vilaine, sise précisément au franchissement du 48ème
parallèle. Outre le Chemin de Croix, les mosaïques ou les vitraux,
l’abbé fit peindre des tableaux. L’une de ces œuvres représente la
« Fontaine de Barenton ». ![]() (8) Henri Vincenot « Les étoiles de Compostelle » éditions Denoël. |
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Arrêté par le duc de Bretagne Conan III, il fut traduit
devant le concile de Reims (ou d’Épernay) présidé par le pape Eugène III, en
1148, « l’année de la Comète » à l’origine a-t-on affirmé de son surnom, bien qu’il le doive en
fait à la noble famille de l’Étoile (9) sise à Langoat (Côtes d’Armor) et à laquelle il était apparenté. Ses armes
étaient : « D’Azur à trois étoiles d’Or posées 2 et 1 ». Nous retrouvons
ici – la porte en moins…– le blason d’Ussel.
L’hérétique tenait en guise de crosse, un bâton fourchu,
exacte représentation du pairle héraldique. Cet ornement, ainsi qu’il le révéla
au pape, exposait sa doctrine : « Lorsque
la fourche est en haut, c’est que Dieu m’abandonne l’une des trois parties de
l’univers. Lorsqu’elle est en bas, il m’en cède deux, mais se garde toujours la
tierce. » Il s’agissait, dit-on, d’une allusion directe aux trois
pouvoirs : temporel, spirituel et céleste de l’Église. Il convient aussi
de chercher la réponse dans les Séries
bretonnes du Druide et l’Enfant dans
lesquelles le Barde chante ainsi le nombre 3 : « Il y a
trois parties dans le monde : trois commencements et trois fins, pour
l’homme comme pour le chêne. Trois royaumes de Merlin, pleins de fruits d’or,
de fleurs brillantes, de petits enfant qui rient ». Hersat de la Villemarqué qui relata par écrit les Séries dans
son Barzaz Breiz, ajoute qu’il
existe une contre-partie latine et chrétienne évoquant : « tres sunt
patriarchæ ». Ces « trois grands patriarches » rappellent
Abraham, Isaac et Jacob, les Pères des Hébreux dont l’évocation viendrait
confirmer l’idée d’un trésor remontant à l’époque biblique… Déclaré
fou, contrairement à ses disciples qui furent condamnés comme hérétiques, Éon
fut enfermé dans une geôle de l’abbaye Saint-Denys où il mourut ayant dit-on recouvert
ses esprits mais sans avoir révélé l’emplacement de son trésor. Un immense
trésor que ce Robin des Bois breton accumula en pillant les riches abbayes et
châteaux de la région, tout en redistribuant aux pauvres, ainsi que le prescrivait
la règle éoniste. Le monastère du Moinet fut totalement rasé mais l’hérésie
enseignée par Éon ressurgit rapidement à Redon avant de gagner la totalité de la Bretagne, avec les
Théophantes ou « Voyants de Dieu ». L’histoire d’Éon de l’Étoile comporte bien des mystères sur
lesquels l’abbé Gillard s’est en partie appuyé pour son tableau. Le moine
organisait en Brocéliande des banquets, rappelant ceux de l’époque druidique.
C’est pour cette raison que sur la table
des banquets (10),
outre le trésor, l’abbé Gillard a entreposé un plat contenant une volaille
rôtie. Éon affirmait au sujet de son or : « en avoir plus que deux rois n'eussent pu en
fournir… ». Des
auteurs ont relevé l’aspect scientifique du
nom qu’il s’était choisi. De son prénom Eudon, il en avait tiré Éon, dérivé du grec « aiôn » : le
« temps », nom donné chez les Gnostiques aux principes émanent de
l’Intelligence Éternelle. Il sut habilement associer cet Éon au nom de sa
famille : les de l’Étoile, annonciateur
du passage de (9) Jean Le Grand :
« De la terre à la source » - Association « Vivre à
Langoat ». (10) Cette table des banquets chère à l’abbé Chavannes, figure également dans l’autre tableau complémentaire de l’église de Tréhorenteuc : la « Légende du Val sans Retour ». (11) Jean Phaure «
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Éon de l’Étoile et les autres acteurs du tableau deviennent
pour l’abbé Gillard des supports lui permettent d’évoquer des
« trésors » auxquels ces personnages n’ont peut-être que peu de
rapport, si ce n’est sur un plan purement symbolique. « Nos 3
Chemins » évoquent le thème celto-breton du Carrefour au 3 routes menant dans l’Autre-Monde, au Château de
Cristal, soit l’Étoile d’Onyx ou En 1991 les éditions BELTAN publient le livre de Maï-Sous
Robert-Dantec « Il semble logique de penser que les trésors de Trèves, de
Saint-Fréjoux et ceux secrètement évoqués par l’abbé Gillard, aient une
origine, ou tout au moins, un dénominateur commun remontant aux traditions les
plus secrètes des Ères Druidique et Abrahamique. Une importante famille de Corrèze et du Limousin, les Chabannes,
vieille noblesse médiévale, semble avoir joué un rôle d’importance dans cette
énigme trésoraire tant en Corrèze qu’en Bretagne. En 1738, Joseph de Chabannes
fut nommé Prieur de Nantes, tandis que son frère Gilbert-Gaspard-Blaise de
Chabannes fut nommé le 10 novembre 1742 abbé de l’abbaye de Saint-Méen,
ancienne abbaye Saint-Jean de Gaël en Brocéliande. Cet abbé portait les armes
de sa famille : « De Gueules au
Lion d’hermine, couronné, armé et lampassé d’or – Devise : JE NE CÈDE À NUL AUTRE ». La devise
rappelle curieusement celle des Gaël ou Gaël-Montfort, maîtres de Brocéliande : « À
UN AUTRE NON ! »… devise démarquée de celle des Templiers. Le
blason des de Chabannes, comportant les hermines bretonnes, rappelle
pareillement celui des Plessis-Mauron, vassaux des Gaël résidant à Mauron,
Porte Nord de Brocéliande et portant : « D'Argent au Lion de Gueules, armé couronné et lampassé d’Or, à la
bande de Gueules chargée de trois Macles d’Or ». La branche cadette, les Plessis-de-Grenedan qui arborèrent
le même blason, possédaient dit-on un trésor alchimique : des boules d’or
et une quille d’or. Ce trésor, perdu au fond d’un puits rappelle celui du
château de Chance. Mais ceci est assurément une autre histoire ! Reste que
l’abbé Chavannes de Trèves, lorsqu’il évoque en 1871 les lieux associés au
souterrain, se contente de mentionner « le domaine de Mr Bret »,
alors qu’auparavant il donnait le véritable nom des sites. Il est vrai que Mr
Bret, premier maire de Trèves, devint par sa femme, le propriétaire des lieux.
Thierry Rollat me signale que les Bret dont il existe des descendants,
appartiennent à une grande famille locale. Un chemin porte d’ailleurs le nom du Bret. Bien que très courant dans les
environs de Trèves, ce nom semble revêtir
pour l’abbé Chavannes une clé liée à ce qu’il nomme « le domaine de Mr
Bret ». Très courant dans l’Isère, Michel Barbot
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Ce copieux dossier mérite une attention de chaque ligne, si je puis spontanément imager
ma pensée de la sorte. Michel Barbot vient de proposer des
développements extrêmement riches, qui découlent
à la fois d'une longue expérience éparse et bien
sûr d'une implication intime, particulièrement pertinente
au cœur même de l'Énigme de Trèves. Le doigt et le
regard sont à présent concentrés sur la longueur
réelle du souterrain ; nos recherches avancées impliquant
des données de terrain beaucoup mieux cernées.
Thierry Rollat
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"Guillaume de Roussillon et sa destinée"
"... Erreurs, Pseudos Données Historiques et Faits Indiscutables ..." |