Mérovingiens Février
2008
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![]() |
Par le fin Connaisseur
Michel Barbot |
Pharamond et Mérovée :
ou les brumes de la Mérovingie intemporelle |
Suivant la
tradition légendaire, le père fondateur de la dynastie mérovingienne, serait le
brumeux Pharamond fils de Marcomir ou Marcus. Né vers 370 et mort en 428 au
soir de vingt années de règne, il épousa en premières noces Imbergide, fille de
Bafogast (ou Waso-Gast) le Gaulois ou Cimbre, l’un des quatre seigneurs chargés
de la révision de la loi salique. C’est Argote, sa seconde épouse qui donna
naissance à Clenus et à Clodion le Chevelu, son successeur. Le nom
symbolique porté par Argote, évoque Pharamond,
roi nébuleux, projeta par de-là les siècles une aura qui perdure encore de nos
jours. La prophétie eschatologique
chrétienne, véhicula très tôt l’image mythique et chevaleresque du « 1er
Roi des Francs », préfiguration du roi ultime de Cet ultime
roi – dans l’hypothèse – pourrait appartenir à la première race : les
Mérovingiens. Dans la liste des romanciers contemporains qui s’intéressèrent au
thème, la palme revient à Jean Raspail auteur de « SIRE » en 1992, ouvrage paru aux éditions Albin
Michel. Dans ce roman à clefs, est évoqué le parcours initiatique qui fera de
Philippe Pharamond de Bourbon, le Grand Monarque attendu, ultime descendant de Pharamond,
Clodion et Mérovée. L’auteur évoque un roi sans royaume dont le sacre confirmé par d’autres sources, aurait eut
lieu à Reims, le 3 février 1999. J. Raspail écrit : « On peut en arriver à se demander si l’existence de Pharamond II
ne rejoignait pas dans le mythe celle de Pharamond Ier, ancêtre
présumé de la dynastie, perdu au-delà des brumes fantasmatiques de l’ancienne
imagination populaire. » Dans le « Le Roi au-delà de la mer » J.
Raspail prolonge « SIRE » en évoquant la destinée de Pharamond
II dit aussi Philippe VII Pharamond, roi sans royaume accomplissant sa destinée
« au-delà des mers », dans les Highlands, sur un cap battu par les
vents de la côte ouest de l’Écosse. Il prendra dans un premier temps, la possession
symbolique des îles bretonnes dont la première, citée dans le roman, est…
Dumet ! |
P-HARAON –
PHARAMON(D) et l’Écosse
L’ami Roger Corréard, l’archiviste autoproclamé de Théopolis, dont nous
avons pu lire récemment le pertinent article, « Du Pilat vers Théopolis »,
pilota il y a quelques années, vers
Théopolis, un Officier de l’Armée de l’Air, en vacances à Sisteron. Cet
officier effectuait des recherches sur le Peuple de Clovis, descendant de
PHARAMOND. Il révéla à Roger l’existence d’une peinture réalisée non loin de
Théopolis, sur un mur de la bergerie de ![]() |
Entouré d’une aura de teinte rose, le pseudo saint brandit tel un
augure, un bâton, celui du P-HARAON, ainsi que le révèle le nom – véritable cri de guerre héraldique – inscrit à sa gauche.
Roger révèle que le MÉROVINGIEN
– car il s’agit d’un Mérovingien – est l’œuvre d’un groupe de jeunes ÉCOSSAIS… ! « …venu en 1975 explorer le Locus THÉOPOLISSIEN. » Roger
va jusqu’à rapprocher cette œuvre du tableau de l’église de Saint-Geniez
(commune où se trouve l’ancien site de Théopolis) représentant Notre-Dame-des-Groseilles
assistée de saint Geniez portant mitre d’évêque et de saint Clair pareillement
coiffé et évoquant, notamment, l’énigmatique famille écossaise des SAINTCLAIR liée à l’Ordre du Temple, au Saint-Graal
et dit-on aux Mérovingiens. Le P-HARAON, torse nu, est vêtu d’un pantalon rayé de bleu et de jaune,
couleurs maçonniques, associées dans la tradition hébraïque aux Tarshishim,
habitants de Tarshish (1) ou catégorie d’Anges
célestes qualifiés de « Messagers
du Lointain »… Le P-HARAON de la bergerie est considéré comme représentant PHARAMOND
le Mérovingien. Il paraît avéré que les Mérovingiens avant la christianisation
de Clovis, pratiquaient des rites égyptiens, et que la langue hébraïque était
utilisée dans certains de leurs Mystères. On affirme qu’ils sont secrètement
reliés à Mérowé l’antique capitale des Pharaons Noirs de (1) |
Jean-Paul Bourre dans son livre « L’Élu du Serpent Rouge (1)» fait état
d’anciennes traditions parisiennes évoquant l’ethnie des « têtes noires »
– les Ben Koush – qui gardaient de haute antiquité, le confluent de
L’initié Gérard de Nerval, dans les « Fragments d’‛‛Aurélia’’ »
clame cette Afrique où sur un pic est inscrit le nom « Mérovée »… L’inscription P-HARAON est curieuse : le P initial, de taille
supérieure aux six (2) autres lettes, en est séparé par un tiret. La lettre P dans la langue
hébraïque : Pé ou Phé, signifie « Bouche ». Les six autres lettres
(HARAON) rappellent le nom d’AARON, premier Grand Prêtre d’Israël, et frère de
Moïse. C’est Aaron, suivant P-HARAON est associé au svastika et à la croix de Lorraine. Le premier
symbole évoque le tourbillon créationnel,
l’univers entier en mouvement. Son nom signifie « Cela est
excellent », soit précisément les paroles que prononce Dieu lors de P-HARAON, dans une gestuelle toute égyptienne, brandit « Il en existe deux
versions, forgées l’une et l’autre par des moines occultistes. Dans la
première, le druide s’appelle Aron Abrunus et la seconde Abirouna. Pour les
druides ce sont des noms absurdes. Mais ils éclairent le sens caché de la
légende car ils n’ont pas été choisis au hasard : celui qui prédit son
destin à la lignée qui inscrira son sceau dans l’hexagone, cet Aron Abrunus,
cet Abirona, qui est-ce donc d’autre qu’Aaron, le grand prêtre des Hébreux, des
Habirou ? » L’auteur (les auteurs de ce livre…) associe ces propos à la légende de
la naissance de Mérovée dont le père serait un monstre marin que d’aucuns
auraient surnommés : « le Vieux Juif » ! Cet ancêtre marin
des Mérovingiens bondissait comme une
grenouille, animal emblématique de ces Premiers
Rois. (1) Éditons PARIS « Les Belles Lettres » 2005. (2) Six se dit Shish en hébreu et l’on retrouve se « six » dans Tarshish… |
Le nom hébreu d’Aaron est par jeu de mot, dans la langue hébraïque, lié
à la lumière mais il a pour origine les mots « RON » : le
« chant » et « RANA », « chanter. Aaron est celui qui
chantera… « Il chantera ! » Cette étymologie permet et invite à un rapprochement avec le mot
grenouille qui se dit RAN en breton, d’où l’idée que la présence d’Aaron dans
les origines de la dynastie mérovingienne, évoque le Chant prophétique des
Grenouilles. Le mot breton RAN évoque également le « lot », la
« portion ». Il est à l’origine du nom de Guérande : UEN RAN,
« ![]() (4) L’île Dumet dépend de la commune de Piriac… (5) Baf Uen Ran peut se traduire – notamment - par le « Bâton du Ran Blanc ». Il convient de noter que nous retrouvons dans Baf, la racine du nom que portait Bafogast (ou Waso-Gast) le Gaulois ou le Cimbre, père d’Imbergide, première épouse de Pharamond. |
Le triangle est marqué au nord à Derval par la chapelle Saint-Clair et
Saint-Denis (… double affirmation de la royauté !) sise jadis dans
l’ancien « Château Saint-Clair ». Sur sa carte, F. Guériff marquait
le point sud-ouest par l’important Prieuré Saint-Clair de Saillé, village situé
de nos jours sur le territoire de Guérande, mais Patrick se rendit compte que
la ligne nord/sud-ouest, se prolonge jusqu’à la chapelle Saint-Marc de Kervalet
en Batz-sur-Mer (Baf Uen Ran) où l’on vénérait également Saint Clair. Le point
sud-est du triangle est matérialisé par la chapelle Saint-Clair en la
cathédrale Saint-Pierre de Nantes. Cette chapelle est également dédiée à la…
Madeleine, à Saint Lazare et à Patrick découvrit que le centre du Triangle de Saint Clair se trouvait
à Bouvron qui fut, ainsi que l’a démontré Hervé Tremblay, historien de la
commune, un lieu templier puis hospitalier d’importance, placé sur un véritable
réseau routier jalonné jusqu’à (ou depuis) Nantes, par des relais initiés par
ces deux ordres. Il y a dans le Pays Nantais qui, à la l’époque du premier évêque
s’étendait jusqu’à la mythique forêt de Brocéliande, une véritable énigme
Saint-Clair faite de triangles géographiques, de tableau ou de cryptogrammes
dont l’un ne serait pas étranger aux insolites lignes que Gérard de Nerval
écrira sur Mérovée et ses fils. Mais cette énigme trop importante pour qu’elle
puisse être évoquée dans ce présent article pourrait faire l’objet d’un second
article consacré plus précisément à l’aspect trésoraire auxquels les
Mérovingiens furent directement associés. Alors à suivre..... Michel BARBOT
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