PONCE PILATE / JEAN-JACQUES ROUSSEAU
Ponce Pilate :
Chevalier romain procurateur de la
province impériale de Judée de 26 à 36 (Ier siècle
apr.J.C.).
Il est décrit comme un administrateur
sévère qui n'arriva pas à comprendre les convictions
religieuses et nationales des juifs. Pilate est surtout connu pour son
intervention au cours du jugement et de l'éxécution de Jésus,
dont il prononça la sentence de mort.Le gouverneur de Judée
jouissait de l'autorité judiciaire sur les ressortissants juifs,
mais un grand nombre de cas, surtout ceux qui concernaient les affaires
religieuses, étaient traité par le sanhédrin, tribunal
et conseil suprême juif. Selon le récit des Evangiles, le
sanhédrin après avoir jugé Jésus coupable de
blasphème, le confia au tribunal romain, car il n'avait pas le pouvoir
de prononcer la sentence de mort. Pilate semble avoir été
convaincu de l'innocence de Jésus, mais la crainte d'un soulèvement
à Jérusalem le poussa à accéder aux demandes
du peuple, et Jésus fut crucifié. Pilate fut rappelé
à Rome en 36. Selon le théologien et historien religieux
Eusèbe de Césarée, il se suicida. Pilate est révéré
comme un martyr par l'Eglise copte, qui célèbre sa fête
le 25 juin.
Où est-il vraiment mort ?
Christianisation d'un site au Pilat.Le trousseau de clefs à gauche, donne une idée de la taille de la Croix réalisée.
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) :
Philosophe et écrivain genevois de langue française, qui fut l'un des plus brillants représentants du siècle des Lumières. Né à Genève, il perdit sa mère quelques jours après sa naissance et fut élévé par un oncle et une tante. A l'âge de treize ans, il commença un apprentissage de graveur mais prit la fuite au bout de quelques années. Il rencontra alors Louise de Warens, femme fortunée qui devint sa protectrice et qui eut une influence profonde sur son oeuvre. En 1742, il se rendit à Paris où il gagna sa vie comme maître de musique, comme copiste et comme secrétaire particulier. Il se lia d'amitié avec le philosophe Denis Diderot, qui le chargea de rédiger des articles sur la musique. Lauréat du prix de l'académie deDijon pour son discours sur les sciences et les arts (1750), il fit représenter, en 1752, un opéra, le Devin du village, qui connut un assez bon succès. Dans le premier Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), il défendit l'idée que la science, les arts et les institutions sociales ont corrompu le genre humain et que l'état naturel est moralement supérieur à l'état civilisé ("...les premiers mouvements de la nature sont toujours droits..."). Hébergé à Montmorency chez M. et Mme de Luxembourg entre 1756 et 1762, il y termina la rédaction d'un roman épistolaire (Julie ou la Nouvelle Héloise, 1761), sorte d'application littéraire de sa théorie, qui exalte les bienfaits du retour à la vie naturelle. Dans son traité politique Du contrat social (1762), il plaida pour la liberté civile et contribua à préparer le fonds idéologique de la Révolution française, en prenant le parti de la volonté populaire contre le droit divin. Son roman l'Emile(1762), qui exposait de nouveaux principes pédagogiques, fondés notamment sur la libre expression de l'enfant et opposés à toute recherche de précocité, lui valut d'être condamné par l'Eglise et le contraint à l'exil. A la fin de l'année 1762, il gagna d'abord la Suisse, puis se rendit en Prusse et enfin en Angleterre, afin d'y rencontrer le philosophe David Hume. Rentré en France en 1768, il acheva son ouvrage le plus célèbre, les Confessions (posthume,1782), véritable examen de conscience, où il rapporta, dans une langue remarquable de précision, les conflits psychologiques et moraux qui marquèrent sa propre vie, devenant ainsi le fondateur de l'autobiographie moderne. Dans un autre écrit ( Les Rêveries du promeneur solitaire, posthume, 1782), il évoqua les instants de bonheur passés au milieu de la nature, loin des contraintes du réel et de la société. Rousseau a largement contribué au mouvement du siècle des Lumières en faveur de la liberté individuelle, contre les différentes formes d'absolutisme. Dans son oeuvre, il propose de voir dans l'Etat, l'incarnation de la volonté abstraite des citoyens, liés entre eux par un "contrat" dont les législateurs de la Révolution reprendront l'idée. Ses théories pédagogiques ont ouvert la voie à des méthodes plus soucieuses de la psychologie de l'enfant. Elles ont notamment influencé l'éducateur allemand Friedrich Froebel, le pédagogue suisse Johann Heinrich Pestalozzi et d'autres pionniers de l'éducation moderne. La nouvelle Héloise et les confessions ont inauguré un nouveau style : expression des conflits entre les valeurs morales et la sensualité. Par ses écrits, Rousseau a été l'un des précurseurs du romantisme. On trouve aussi son influence dans les fondements de la psychologie, de la psychanalyse, voire même de l'existentialisme, en raison de l'importance qu'il accorde au libre arbitre, de son rejet de la doctrine du pêché originel, et de sa défense de l'apprentissage par l'expérience plutôt que par l'analyse.
Les deux définitions ci-dessus sont tirées d'une encyclopédie.
Concernant Jean-Jacques Rousseau, il sert de référence au Pilat, alors qu'en tout et pour tout il n'y séjourna qu'un jour et une nuit. Retenu par l'Histoire, notamment pour ses mésententes avec Voltaire, c'est à la suite d'un affront en région grenobloise,dont il fut la victime, que cet homme, alors botaniste, se retrouva en 1769 en notre montagne. Un certain, Monsieur de Berulle lui déclara un an plus tôt, ne pas connaître ses oeuvres. Rousseau touché dans son orgueil, partit pour Bourgoin Jallieu(38). Il se maria en ces lieux avec Thérèse Levasseur, une de ses servante. Par la suite une expédition fut organisée. A pied, le trajet Bourgoin-Pilat s'effectua. Des conditions météorologiques très défavorables laissèrent un souvenir détestable de cet excursion à J-Jacques Rousseau, accentué par le modeste accueil qu'il reçu à la Jasserie. Son escorte coucha par terre, on lui réserva pourtant le seul matelas. Les plantes récoltées pour son herbier parisien ne lui donnèrent apparemment que peu de satisfaction. Sa souvenance du Pilat, immortalisé dans une lettre, qualifia notre chère montagne de "triste et vilaine". Par fierté nous avons donné son nom à un sentier de la forêt ; souvent on mentionne le nom de ce personnage célèbre, en mettant en exergue ce "voyage", d'une journée,qui fut en fait, une vraie galère pour le concerné. Il est dommage qu'il n'ait pu apprécier les merveilles réparties sur ce beau territoire. Comme quoi dans la vie, la première impression n'est pas toujours la bonne !