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Montségur,
le Château du Diable... et du Graal |
2012 |
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Par
Thierry Rollat |
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Montségur.
Ce nom fait frémir rien que de le
prononcer. Là-bas, l'Histoire s'est écrite avec les
flammes.
C'était il y
a 768 ans et aujourd'hui un mythe tenace demeure. En 2012, on ne peut
que
visiter les
ruines d'un
château fort. Très haut perché, ce dernier donne le
vertige à plus d'un titre ; il est
présenté postérieur
à la
tragédie qui s'est déroulée en
contrebas, en 1244 donc.
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Aujourd'hui se
rendre
à Montségur équivaut à un recueillement
; une
stèle
commémorative vous y accueille. La mémoire
collective
porte ici un lourd souvenir. De mai 1243 jusqu'au 16 mars 1244 le Mont
Sur (Montségur) s'est
transformé en camp retranché, la dernière demeure
de l'Eglise cathare, j'entends de toute sa hierarchie, avant
disparition
définitive par le feu.
Montségur
était devenu un centre religieux, celui de l'Eglise cathare. La
Croisade contre les Albigeois avait considérablement
rétréci l'espace géographique ou pouvaient
s'exprimer les Cathares ; ces
derniers s'étant alors repositionnés. Montségur
s'imposa comme le site le plus sûr.
C'était un castrum qu'ils occupaient là-haut, plus
important qu'un
simple château fort.
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Le dualisme,
voilà le vrai problème de fond, celui de l'Eglise
romaine. Celle-ci a, à partir de là,
réussi à s'allier avec la royauté
française. Au départ, cette dernière accepta cette
Croisade y voyant aussi un intérêt expansionniste ; les
affaires
religieuses restant d'abord celles de l'Eglise. Sous trois rois se
déroula l'extermination des Cathares, avec l'appui des
seigneurs du nord.
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Le 17 mars 1244
au matin, l'Eglise cathare n'existait plus. Nous ne croyons pas
à la légende de l'évasion
héroïque la veille de la reddition. Si l'Eglise cathare
détenait un trésor, ce dernier aura été
pris et soigneusement récupéré par les
croisés, voire
détruit la dernière quinzaine ayant
précédé le 16 mars. Ne nous y trompons pas,
à ce moment-là, il ne fallait aucun survivant.
Quéribus le dernier
bastion cathare
ne tomba que 11 ans plus tard (1255). Il n'y avait donc pas urgence de
ce côté-là. Montségur demeura bien un
objectif hautement prioritaire et sans appel. L'Histoire a retenu ce
grand bûcher, sans en oublier d'autres, certains firent 400
victimes
en une fois. Nous n'avons pas la preuve absolue que seuls les 205
Parfaits et Parfaites furent brûlés.
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