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Ponce Pilate fait partie de ces personnages historiques qu’il n’est nul besoin de présenter. Depuis près de deux mille ans son nom est resté étroitement lié à l’épisode de la Passion du Christ et plus précisément au jugement de Jésus de Nazareth. Tout le monde se souviendra du geste symbolique de cet homme qui en se lavant les mains du sort de l’accusé allait reporter toute la responsabilité de la crucifixion sur le peuple juif.
Si l’on devait se cantonner aux simples informations fournies
par les textes évangéliques, nous pourrions en effet
difficilement avoir une
image objective de Ponce Pilate. Certains n’hésiteraient
d’ailleurs pas à
reléguer notre personnage au rang des légendes
patristiques en réfutant purement
et simplement son historicité. Mais fort heureusement, les sources chrétiennes ne constituent pas les seuls éléments permettant d’appréhender le personnage de Ponce Pilate : moins connus en effet, sont les textes « païens » de Philon, Flavius Josèphe et de Tacite, pour ne citer que ceux s’inscrivant dans une période dite « contemporaine » de Ponce Pilate. Chacun apporte un regard différent de celui des évangiles, un regard sur l’homme, sur le politique, sur le soldat, sur le Romain … Moins connue aussi est l’inscription de Césarée, retrouvée à l’occasion de fouilles archéologiques et sur laquelle figure le nom du préfet de Judée, Pontius Pilatus …
Ces éléments, indépendants des sources
chrétiennes, viennent
fortement conforter l’historicité de Ponce Pilate au point que
nul historien
aujourd’hui n’irait remettre en question la présence du
gouverneur romain en
Judée à l’époque où vivait Jésus de
Nazareth.
Nous pourrions presque qualifier ce premier groupe –
évangiles canoniques, textes
« païens » , inscription de
Césarée –
comme celui des « authentiques »,
c'est-à-dire celui regroupant les
sources « contemporaines » se rapportant à
Ponce Pilate et à son
gouvernement de la province de Judée. L’ensemble permettant
ainsi une approche
historique fiable mais succincte du personnage.
A ce premier groupe, se succèderont au fil des siècles
d’autres textes qui bon gré, mal gré, tenteront
d’apporter des compléments
biographiques à la vie de Ponce Pilate.
Les premiers, considérés comme apocryphes par l’Eglise
Romaine, s’attarderont à rapporter les pièces du
procès de Jésus de Nazareth.
Pilate doit expliquer ses actes devant l’empereur qui le
déchargera de ses
fonctions et le condamnera à l’exil…
D’autres ensuite relateront les derniers jours en exil et la
mort de l’ancien gouverneur de Judée … à Rome d’abord,
puis en Gaule, à Lyon
mais surtout à Vienne où la légende est tenace,
puis enfin en Suisse … Les
lieux ne manquent pas lorsqu’il s’agit de s’approprier la tombe du
Grand
Romain !
Enfin, certains textes iront jusqu’à faire état de la
famille du gouverneur, nous révélant par exemple le nom
de son épouse, Claudia
Procula, qui tenta d’intercéder auprès de son mari lors
du procès de Jésus de
Nazareth. Elle aurait été originaire de
Narbonne si l’on en croit une correspondance qu’on lui attribue.
Mariée jeune à
Ponce Pilate, ils auraient eu ensemble un fils, Pilo … C’est ce qui
sans doute
amena certaines familles du nom de Ponce à se déclarer
descendante de
l’illustre gouverneur …
Aujourd’hui encore, le personnage de Ponce Pilate ne cesse
d’interroger et c’est pourquoi nous lui consacrons une rubrique
entière dans ÉRIC CHARPENTIER
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